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Mundus maris press release
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(Français ci-après)

The African Union's Blue Economy Strategy is bad news for Small-Scale Fisheries

In preparation of a consultative workshop on the implementation of the African Union’s Blue economy strategy for Africa scheduled for 15 October 2020 with key stakeholders, including civil society and fisheries actors, Mundus maris echoes the concerns of the African Confederation of Artisanal Fisheries Professional Organisations (CAOPA) about the harm the strategy is likely to inflict on the women and men in small-scale fisheries (SSF). Many of the features of the strategy put together by experts with little or no consultation with representatives of SSF professional organisations appear incompatible with the Guidelines for Securing Sustainable Small-Scale Fisheries adopted in 2014 after extensive multi-stakeholder consultations and part of Sustainable Development Goal 14 of Agenda 2030. Key concerns are:

  • Despite an initial recognition of the central importance of small-scale fisheries as sources of jobs, food security, contribution to trade and coastal economies and cultures the recent discourses and investment decisions have marginalised them by placing most of the attention on mining, fossil fuels, international tourism and massive infrastructure development without providing for independent environmental and social impact assessments. In their apparent articulation these are likely to be harmful for people and planet and already start displacement of small-scale fishers.

  • The public discourse depicts a frontiers attitude as if resources were abundant and land a clean slate, thus ignoring existing strains on resources and disregarding endogenous wealth creation opportunities for the benefit of improving livelihoods on a broader front. It also does away entirely with the human rights elements of the SSF Guidelines without having strong institutional governance mechanisms in place.

  • While it is tempting to believe the narrative of win-win situations, the initial steps in many places speak a different language for those who are already vulnerable and have nowhere to turn in the face of corruption of investor-adminstration relations and strongly imbalanced planning processes where resisting small-scale fishers have no say.

  • Importantly, the emphasis on extracting fossil fuels under conditions of already on-going negative effects of climate change hitting small-holders and vulnerable groups overproportionately. In the face of changing market conditions this seems unwise to say the least.

  • Most projects in advanced planning or implementation stages focus on capital intensive investment which fail to show benefits for small-scale operators. Conversely, in some cases these have already jeopardised their culture and capabilities. There is therefore reason to be sceptical about the promise of inclusive growth.

Mundus maris has thus endorsed during its recent board meeting the statement of CAOPA and reiterates its commitment to supporting the implementation of the SSF Guidelines and the fishers.

For more information: info@mundusmaris.orgwww.mundusmaris.org

(English above)

La stratégie sur l'économie bleue de Union africaine : de mauvaises nouvelles pour la pêche artisanale

En préparation d'un atelier consultatif sur la mise en œuvre de la stratégie de l'Union africaine pour l'économie bleue en Afrique prévue le 15 octobre 2020 avec les principales parties prenantes, y compris la société civile et les acteurs de la pêche, Mundus maris fait écho aux préoccupations de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) sur les dommages que la stratégie est susceptible d'infliger aux femmes et aux hommes dans la pêche artisanale (PA). Bon nombre des caractéristiques de la stratégie élaborée par des experts avec peu ou pas de consultation avec les représentants des organisations professionnelles de la pêche artisanale semblent incompatibles avec les Directives pour une pêche artisanale durable adoptées en 2014 après de vastes consultations multipartites et insérées dans l'Objectif du Développement Durable 14 de l'Agenda 2030. Les principales préoccupations sont :

  • Malgré une reconnaissance initiale de l'importance centrale de la pêche artisanale en tant que source d'emplois, de sécurité alimentaire, de contribution au commerce et aux économies et cultures côtières, les récents discours et décisions d'investissement les ont marginalisées en accordant l'essentiel de l'attention à l'exploitation minière, aux combustibles fossiles, le tourisme international et le développement massif d'infrastructures sans prévoir des études d'impact environnemental et social indépendantes. Dans leur articulation apparente, ceux-ci sont susceptibles d'être nocifs pour les personnes et la planète et commencent déjà à déplacer les artisan(ne)s de la mer.

  • Le discours public dépeint une attitude de frontière comme si les ressources étaient abondantes et la terre sans occupation, ignorant ainsi les tensions existantes autour des ressources et ignorant les opportunités de création de richesse endogène au profit de l'amélioration des moyens de subsistance sur un front plus large. Il supprime également entièrement les éléments relatifs aux droits de l'homme des Directives sur la pêche artisanale sans disposer de mécanismes solides de gouvernance institutionnelle.

  • S'il est tentant de croire au récit des situations gagnant-gagnant, les premières étapes dans de nombreux endroits parlent un langage différent pour ceux qui sont déjà vulnérables et n'ont nulle part où se tourner face à la corruption des relations entre investisseurs et administration et aux processus de planification fortement déséquilibrés et où la résistance des pêcheurs artisanaux n’a pas voix au chapitre.

  • Surtout, l'accent mis sur l'extraction de combustibles fossiles dans des conditions d'effets négatifs déjà persistants du changement climatique frappant de manière excessive les petits exploitants et les groupes vulnérables. Face à l'évolution des conditions du marché ceci semble pour le moins imprudent.

  • La plupart des projets en phase avancée de planification ou de mise en œuvre se concentrent sur des investissements à forte intensité de capital qui ne présentent pas d'avantages pour les petits opérateurs. Inversement, dans certains cas, ils ont déjà mis en péril leur culture et leurs capacités. Il y a donc lieu d'être sceptique quant à la promesse d'une croissance inclusive.

Mundus maris a ainsi approuvé lors de sa récente réunion du conseil d'administration la déclaration de la CAOPA et réitère son engagement à soutenir la mise en œuvre des Directives PA et les pêcheurs.

Pour plus d'information contactez info@mundusmaris.orgwww.mundusmaris.org

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