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La lettre de l'Union des Plaisanciers Français - Août/Septembre 2017
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Festival du chant de marin de Paimpol. Photo Isabelle Béné.

Août/septembre 2017
Lettre de l'Union des Plaisanciers
Français 

Club allié du Yacht club de France

Edito


De Golfe en Golfe
 
Quand on embarque sur un vieux gréement, on se sent transporté très loin dans le temps, on se plaît à imaginer qu’on part découvrir de nouveaux mondes, qu’on va devoir faire face à de nombreux périls et qu’on ne reviendra pas indemne de l’expédition. On se métamorphose en Marco Polo sur la route de la soie, prêt à affronter tous les dangers pour aller jusqu’en Chine, et qu’au retour les cales seront remplies de pierres précieuses, d’étoffes rares, d’or, d’épices, de parfums, de bois d’ébène et de santal. En nous faisant participer à la Semaine du Golfe du Morbihan au mois de mai, Vincent liger-Belair nous a offert un instant magique. Le spectacle
de tous ces grands bateaux entourés de flottilles de petits bateaux toutes voiles dehors le jour
de la Grande parade méritait le détour. Un grand merci à tous ces passionnés de la mer et de vieux bateaux qui nous ont fait rêver.

Mais aujourd’hui l’aventure continue avec des bateaux de plus en plus techniques et de plus en plus rapides. C’est pourquoi nous nous retrouverons aux Voiles de Saint-Tropez du 30 septembre au 8 octobre 2017. Plus de 300 bateaux mesurant jusqu’à 50 mètres y régateront chaque jour dans le Golfe de Saint-Tropez entre tradition et modernité.
 
Josseline GERBOUD
Membre du Comité

Rapport d'activité


L'UPF sur les flots intérieurs : Croisière en Camargue!

Cette navigation fin août en Camargue fut une très bonne surprise. Il y avait une belle diversité entre le spectacle de la faune et de la flore de Camargue, les festivités dans les villages autour du toro (avec la découverte de la novillade et de l'abrivado), la visite de Aigues Mortes avec ses remparts, ses églises et sa riche histoire non seulement de Saint Louis mais aussi de la persécution des protestants, la visite du site magnifique de Maguelone, la baignade en mer à Palavas et la dégustion d'huîtres à Bouzigues avec la bonne surprise d'accueillir à bord nos bons amis de Sète. Une croisière très intéressante et variée avec une très bonne ambiance à bord.   

Photos : Didier et Marjan Romain, Christine Leffondre, Christine Marquenet et Christian Haquin.

De l’équitation à la navigation

Nous avons navigué en Camargue avec Christine Marquenet qui est non seulement une plaisancière aguerrie mais qui a aussi une autre passion : l'équitation.  J'ai souhaité qu'elle fasse un petit texte accompagné de deux photos que vous trouverez ci-dessous.
Didier Romain
De l’équitation à la navigation

Didier Romain que j’ai côtoyé en août dernier, lors d’une croisière en Camargue, m’a sollicitée pour évoquer ma passion pour l’équitation.
Il est vrai que je suis passionnée par les chevaux et l’équitation depuis toujours. Et, aussi surprenant que cela paraisse,  je vois quelques points de rapprochement entre cette passion et ma toute petite expérience des croisières (Hollande, Irlande, Alsace, Camargue) auxquelles j’ai participé avec l’UPF…

L’aventure humaine
Pour moi, les croisières sont avant tout une aventure humaine… Il faut, je pense, observer, écouter, s’adapter pour composer avec l’équipage et mener, le mieux possible, ce projet de navigation. C’est assez semblable à l’approche d’un cheval…  Tous les chevaux ont une sensibilité différente : Il y a les «sensibles », les « fainéants », les « volontaires »,  « les susceptibles », ceux qui sont attentifs ou proches de l’homme, les anxieux dont l’attention se détourne vite du cavalier…

Ressentir, analyser, anticiper
A pied ou à cheval, le cavalier essaie de créer, avec chacun d’entre eux, des codes pour arriver à une entente, la plus fine possible. A terme, ce lien doit permettre au couple d’aborder la compétition pour résoudre les difficultés avec le maximum de chances de succès.  
Lors de la navigation, même si mes compétences sont quasi nulles, je pressens qu’Il faut ressentir, analyser, anticiper, faire des choix pour résoudre, en fonction des caractéristiques de son bateau,  les problèmes posés, par les courants, le vent, les conditions atmosphériques etc… A cheval, il faut analyser les difficultés proposées par le chef de piste (distance entre les obstacles, leurs profils, le tracé du parcours, les caractéristiques du terrain, la composante « vitesse » utile au barème des épreuves…) Et, bien sûr, il faut tenir compte des qualités et défauts du cheval que l’on monte…

Aussi des imprévus
Comme sur un bateau, Il faut aussi compter avec les imprévus : la banderole qui claque au vent au passage du cheval,  la pluie qui rend le sol glissant ou profond…
Pour l’anecdote, en Camargue, le vent était parfois assez puissant et le bateau avançait de travers… Un ressenti qui m’a rappelé des sensations à cheval quand les « hanches du cheval dérapent »  et qu’il manque de « rectitude ».  Et, je me suis dit que cette rectitude,  indispensable à la qualité de la propulsion du cheval, est sans doute aussi nécessaire lorsque l’on navigue…
Amicalement.
Christine Marquenet

Sillage de nos membres


Hommage : Notre Ami Louis

Louis était pharmacien, Louis était marin....et pourtant quand il naviguait avec nous.... sous le soleil, Louis oubliait la crème!
Alors, et voilà comment ont commencé nos moments d'affection et d'amitié avec Louis...on le bichonnait et lui crémait le visage...afin qu'il ne crama pas !!!
Beaux moments de discussion, longeant et relongeant la place St Marc, et la longeant encore, Louis tenant bon la barre et ne pouvant quitter ce lieu, si important pour lui, m'y racontant des moments intenses de sa vie.
Mes souvenirs avec Louis ne sont constitués que de douceur, de gentillesse, de discrétion et de grande culture et intelligence.
Nous aimions Louis.
Nos pensées.
Anne et Cyrille
Ps : Cliquez ici pour voir la vidéo

Une marée humaine au Festival du chant de marin de Paimpol

Les voiles ont encore claqué au vent de l’histoire dans le port de Paimpol. Sur fond de festival du chant de marin, comme tous les deux ans. (chapô)
 
C’est une marée humaine de 150 000 personnes qui a déferlé, les 11,12 et 13 août, en Bretagne Nord, sur le festival du chant de marin et des musiques du monde. Un spectacle qui ne manque jamais de sel et qui a lieu sur fond de voiles en coton sur les quais de Paimpol qui ont, ainsi, rendez-vous, tous les deux ans, avec leur histoire.
Cet été, dans la Cité des Islandais (1), durant trois jours, le dépaysement a été assuré par la présence, dans les bassins, de 200 voiliers traditionnels menés par 1 000 marins venus de toute l’Europe, de toutes les tailles. Et de toutes les époques, jusqu’à des répliques des caravelles de l’époque des Grandes découvertes.
Bien sûr, ça chantait la mer et la vie des matelots sur les grandes scènes comme sur le pont de la Recouvrance. Des chants à hisser, mais pas seulement. En 2017, les organisateurs du festival ont décidé de faire voyager et rêver le public en mettant résolument le cap vers les routes d’Orient. Sur les pas et la longue route de Marco Polo, Vasco de Gama ou Magellan.
Bien entendu, des groupes venaient également des Caraïbes, comme Kassav qui a ouvert la fête en distillant à la foule une musique pour corps à corps, chaloupé et explosif, qui secoue les cocotiers. Un bel apéro avant de découvrir les musiques de l’Orient, ouvertes sur d’autres rencontres percutantes et dépaysantes avec les Percussionnistes du groupe japonais Gocoo ou avec The Bombay Royale (Inde), entr’autres….
Et dans ce festival de chants de marins, ça a bien sûr chanté durant trois jours devant chaque terrasse. Ce fut surtout un temps de fête où les excès ne sont pas rares. Une parenthèse salée entre la voile d’avant et celle de maintenant. Avant que les 200 bateaux remettent le cap, chacun sur son port d’attache. Coupez le son et envoyez de la toile, la fête est terminée.
 
(1) le port de Paimpol (La Cité des Islandais) était l’un des grands ports français de la pêche en Islande. Cette épopée islandaise durera un peu moins d’un siècle se terminera en 1936, année du désarmement de la dernière goélette. Les chiffres parlent, cette campagne de quelques dizaines d’années, qui inspira Pierre Loti, fit 2 000 disparus… Sans temps mort, aucun, pour les noyés.

Isabelle Béné (Texte et photos)

Michel Entat et son équipage sur Castagnole!

Le jour J est arrivé. Castagnole a couru l’Armen Race, qualifiée de « Fastnet français ».
Mardi et mercredi : les courses alimentaires pour 10, les derniers préparatifs, le convoyage à La Trinité, les formalités d’inscription et de sécurité.
Organiser la vie à bord d’un équipage de 10 personnes pour 3 jours et 3 nuits est un challenge !
Jeudi commence sous les meilleurs auspices avec un temps magnifique. Le matin : briefings à bord (sécurité et organisation de course), suivis du briefing des skippers à la Mairie, de la communication à l’équipage suite au briefing des skippers, et d’une collation préparée par Marie pour faire partir l’équipage dans la meilleure forme possible, appareillage et …
Plus de 200 bateaux sortent de la Trinité. Notre départ est donné au niveau du fort de sortie du chenal : les premiers exercices sont ceux du respect des règles de priorité  en environnement très dense d’allers-retours dans le chenal avec des vitesses sous voile relativement importantes. 
Bon plein jusqu’à La Teignouse dont nous prenons le chenal sous spi médium au milieu d’un magnifique champ de spis dont certains nous doublent à toute vitesse. Les Ultimes ont dit à la remise des prix le stress qu’a constitué pour eux le slalom parmi les « petits » bateaux prioritaires dans la Teignouse. Pour nous c’était un préambule à la féérie de la nuit sans lune : les spis sont petit à petit devenus invisibles au profit d’une nuée de feux de navigation couverte par une magnifique voute céleste étoilée.
Pour optimiser notre vitesse, nous avons rajouté le tourmentin qui prend un peu de l’air qui nous échappe sous le spi et cela nous permet de terminer la nuit à la 8ème place de notre classe.
Mais la journée du vendredi sera éprouvante pour les nerfs et l’option d’aller chercher le vent au Sud n’a pas marché. Loin de tout et sans vent : dur !
Heureusement la seconde nuit nous amène le vent portant force 5 à 6 et nous déboulons enfin vers le plateau du Four à une dizaine de nœuds.
Sensations fortes à la barre avec de beaux surfs dans la mer, par nuit noire, le reflet des feux de navigation sur l’écume nous donnant l’impression que le navire n’est pas plus haut sur l’eau qu’une planche à voile. Vitesse maxi atteinte : 13,4 nœuds !
Le changement de quart de minuit aura permis de mettre tout l’équipage à la manœuvre pour affaler le spi medium et envoyer le lourd dans sa chaussette.
Samedi matin au lever du jour, le vent se recouche et nous passons des sensations fortes à l’épreuve de la pétole.
Heureusement quelques autres bateaux ont été rejoints et le reste de la course sera une succession de match races qui nous auront motivés malgré le peu de vent.
Un final captivant de nuit pour regagner quelques places perdues la veille en tirant des bords vers l’arrivée dans le chenal de la Trinité.
Nous serons arrivés le samedi avant minuit, mais pas de beaucoup.
Ce fut une expérience magnifique qui nous fait terminer à la 14ème place sur 35 bateaux dans notre classe.
C’était une première pour Castagnole en « course au large ». Ça s’est très bien passé, grâce à une très bonne ambiance et l’organisation du bord.
Deux quarts de 5 (Loick, Marie, Romain, Etienne, Rodolphe et JB, Yorick, Aurélie, Jeannet et moi) ont assuré la bonne marche du bateau sans se marcher dessus.
Au total, nous aurons parcouru 315 milles en 2 jours, 9 heures et 11 minutes, avec une vitesse max de 13,4 nœuds, des vents de 0 à 30 noeuds, et quelques jolies figures de style sur la trace qui montrent l’esprit d’artiste qui régnait à bord.
Se fixer l’Armen Race en ligne de mire nous a fait considérablement progresser, et nous a poussés à optimiser le bateau surtout en matière de sécurité.
Nous avons aussi diagnostiqué des points à optimiser pour la prochaine course, en particulier la navigation et les réglages de voile fins. C’est notre nouveau plan de route.
 
A noter enfin qu’un équipier en IRC double est tombé à l’eau de nuit sous spi, pourtant par mer calme. Grâce à sa balise AIS MOB, il a pu raconter son histoire à la remise des prix, et ce bien que son coéquipier n’ait pas réussi à faire demi-tour assez vite pour le récupérer. Le gilet avec sous-cutale attachée, lampe flash et une balise personnelle ont prouvé leur utilité.
 
Ce message sera complété d’un lien vers les images de cette merveilleuse virée, qu’Aurélie a commencé à constituer et diffuser, mais je joins déjà ici la preuve que nous avons donné du fil à retordre à Sodebo jusqu’à l’entrée de la Teignouse.
 
Amitiés,
2 jours de régates avec un spi explosé...
Marc Verdet

Thierry Guillemot sur l'IMOCA de Jean Le Cam!

Malheureusement, je n'ai pas beaucoup navigué cette année ..
Mais quelle navigation avec vous sur la semaine du golf  !
 
Je suis parti cette semaine avec Jean LE CAM sur son IMOCA sur une journée en mer au large de Port la Foret ( le haut lieu de la voile au large avec les meilleurs ...)
Jean a réalisé 6 tours du monde dont un avec Eric Tabarly en 1981 , son classement au vendée globe : 2 éme puis 5 éme et 6 éme cette année en 80 jours !
A bord, aucune imperfection, tout est sous contrôle , même l'hydrogénérateur permet de fournir assez de courant pour fournir l'énergie au pilote automatique et au vérin de la quille pendulaire en 20 secondes lors du virement de bord.
Jean LE CAM est sous pilote à 98% de son temps en parfaite harmonie avec son bateau qu'il connait sur les bouts des doigts.
 
Avec 28 nds de vent réel , nous avons explosé le speedo à 25.7 nds ! au reaching , avec la quille pendulaire au vent .
 
J'ai pu barrer avec un touché de barre hyper sensible, quel bonheur !
Voici ma photo sur le pont de retour au port .
 
Des souvenirs mémorables !
 
Bonnes voiles !
 
Kenavo
Thierry Guillemot

Vu ou lu sur la toile


Violette Dorange réalise un nouvel exploit à 16 ans :  elle traverse le détroit de Gibraltar sur un optimiste.  Soyons sûrs que ce ne sera pas son dernier exploit...

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Source Atout Nautic
Le futur canot de la SNSM, "Amiral Leenhardt", sera mis à l'eau et baptisé à Sète le 25 novembre prochain.  Je suis sûr que le régional de l'étape, notre Trésorier Jean-Claude Fabre, nous fera de très belles photos.

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Source Atout Nautic
La Dragon-Gold Cup se déroulera à Saint-Tropez du 13 au 20 octobre 2017 et fêtera son 80e anniversaire.

Source :  Yacht Club de St-Tropez

Le Polonais Aleksander Doba, 70 ans, a traversé l'Atlantique en kayak en 110 jours.  Parti de New York le 16 mai dernier, il est arrivé au Conquet la semaine dernière après avoir parcouru 4.150 miles nautiques.



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Source Atout Nautic

La société FURUNO commercialise la plus petite balise de détresse du monde, la "Rescue MEPLB-1".  Elle est efficace à terre comme en mer et fonctionne sur le système Cospas Sarsat entièrement gratuitement.

Jusqu'au 12/10/2017, elle sera en vente au prix de 255 €.

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Source Atout Nautic

Marc Vuilliamenet


Ce charpentier de marine, de nationalité suisse, a toujours rêvé d'un bateau en acajou verni électrique.  Il a conçu le MV Boat qui est adapté à la navigation en mer et peut se confronter à des vents de force 6, avec un équipage de six personnes à bord.
 
Certes son autonomie n'est actuellement que de 30 miles nautiques mais il y a des développements en cours.
 
Il a été présenté en mer comme sur le lac Léman.
 
A suivre...


Voir son site internet

Didier Romain


Petites annonces


Vends De Ruiter Superstard 1973 Version Propriétaire

Pour cause de santé nous vendons notre bateau Sillage. 
Une Vedette Hollandaise de 15M ,50 M2 habitable, situé à Corbie sur la Somme en France.
Plus d'informations, cliquez ici
Contact : 
Anita Farge au 0679719917

Les bonnes adresses du président


Si vous vous arrêtez entre les Iles de Lérins et avez envie d'une bonne pizza à déguster à votre bord, des jeunes ont eu l'idée de créer une pizzeria navigant à bord d'un catamaran.  La pizza vous est livrée dans les 20 mn qui suivent.  Vous pouvez commander au 06 68 64 13 09.

Vous avez le choix entre une trentaine de plats et surtout, si vous dormez sur place, ils peuvent vous livrer du pain frais et des mignardises, tout ceci pour des prix quasi identiques à ceux des restaurants à terre.

 

 

Didier ROMAIN

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