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La lettre de l'Union des Plaisanciers Français - Mai 2020
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Club allié du Yacht club de France

Mai 2020
Lettre de l'Union des Plaisanciers

Français


Edito








"Méfions-nous de ceux qui croient que la liberté consiste à faire n'importe quoi n'importe quand."  (Grégoire Lacroix, 2017).


 

Déconfinement !  Oui, mais...  Si nous voulons bénéficier d'un déconfinement à long terme, il est impératif de respecter les recommandations du Premier Ministre.  Nous devons être tous solidaires car, si la majeure partie des Français respecte les gestes barrière, même une infime minorité qui ne les respecte pas suffit à mettre la France entière en danger.  Il faut bien comprendre que chacun est responsable pour lui-même mais aussi pour l'ensemble de la population, comme le résume cette citation du Pape François :  "Le risque est qu'un virus encore pire vienne nous frapper :  celui de l'égoïsme indifférent".

Notre déconfinement ne sera une réussite que s'il est mis en place tranquillement et intelligemment et comme il y a une certaine pression pour que cela se passe rapidement, voire dans l'urgence, il est urgent de prendre son temps.

En ce qui nous concerne plus particulièrement en tant que plaisanciers, qu'en est-il des autorisations de navigation ?  Malgré une certaine cacophonie on peut dire que, si à ce jour la navigation de plaisance est toujours interdite, cette interdiction va être levée lentement.  Les autorisations seront progressives zone par zone, voire département par département, avec des restrictions plus ou moins grandes selon la zone de navigation.

Il faut donc aujourd'hui bien se renseigner auprès des capitaineries, voire auprès des préfectures maritimes, pour savoir ce qu'il est permis de faire dans la zone concernée.  Si vous avez la chance d'être dans une zone où vous pouvez pratiquer la navigation de plaisance en équipage post-confinement, vous trouverez dans notre Lettre de Mai et sur notre site un guide des bonnes pratiques réalisé par Antoine Penot, qui décrit la préparation du bateau et les mesures à prendre (accueil de l'équipage, vie à bord, nuits à bord).

Quant aux activités de l'UPF prévues en 2020, nous allons attendre début juin pour planifier le second semestre, tout en veillant à ne pas exposer inutilement nos membres mais en leur permettant de vivre leur amour de la mer.

Prenez soin de vous et respectez les gestes barrière !

Amitiés nautiques,

Didier ROMAIN
Président

Comment participer à votre "Newsletter" ?

Parce que cette "Newsletter "est la vôtre, il vous appartient d'y participer en la rendant plus attractive, plus inspirante...
Nous sommes tous membres de l'UPF. C'est ce qui nous unit. Nous sommes cependant tous différents: nos réalités, nos rêves, nos projets...
Ayant accepté d'effectuer la mise en page de cette lettre, je me dois de vous solliciter afin que notre missive mensuelle soit le reflet de vos vies autour de la navigation.
Ne croyez pas que les petites choses sont sans importance car c'est avec vos photos commentées que nous avons le pouvoir de créer le lien, surtout en ce moment puisque les voyages organisés sont reportés.
Vous faites des travaux sur votre bateau... vous le mettez enfin à l'eau... vous faites votre première sortie de printemps... vous découvrez un lieu, une amélioration qui vous rend service... vous participez à un évènement...
Partagez toutes ces moments ! Faites une photo, faites en un commentaire et partagez nous cela, tout simplement !
La "Newsletter" est comme un bon plat. Avant tout, il faut y mettre de bons ingrédients... Ne soyez pas modestes ! Ce sont toujours les petits ruisseaux qui font les grandes rivières !

Christine LEFFONDRE-RITTER

Section "Multicoques"

En quelques années, les catamarans ont pris une place de plus en plus importante dans le milieu de la navigation de plaisance...
Deux grands axes se sont développés pour nos membres habitués à remplir la fonction de « Chef de bord » :
les catamarans de propriétaires,
les catamarans loués pour une croisière :
sans skipper
avec skipper
Incontestablement, l’attrait de ce type de bateau réside dans le confort que procure l’espace disponible et donc la qualité des équipements « hôteliers ».
Mais « pas que », car la facilité de manœuvre sous voiles est très appréciée de nos équipages féminins, de même que la navigation « à plat ». Certes, le près n’est pas une allure idéale pour ce type d’embarcation, de même d’ailleurs que le plein vent arrière. Pour faire route dans de bonnes conditions, les meilleures plages d’angle au vent se situent aux alentours de 50° à 150 – 160°. Au-delà, la vitesse chute et la dérive s’accentue dans le premier cas (un peu plus tard pour les modèles à dérives repliables), et dans l’autre cas le risque d’un empannage toujours très dangereux devient trop grand et nécessite une attention très soutenue que l’on ne peut pas confier à un pilote automatique.
Vraiment conçus pour les mouillages forains (tirant d’eau aux alentours de 1m10 à 1m30), il n’y a que dans les ports que ces bateaux sont handicapés par leur largeur et leur fardage qui favorise la dérive au vent, rendant les manœuvres parfois délicates malgré le jeu des deux moteurs.
A titre de comparaison, un catamaran (moderne) de 40 pieds a le même poids lège et à peu près le même gréement (en surface) qu’un monocoque de même taille.
Alors, l’idée de cette « section multicoque » de l’UPF est de communiquer sur les expériences de nos membres Chefs de bords ou équipiers (et bien sur équipières, elles ont tant à dire sur leurs navigations !).
Les expériences techniques, le fonctionnement des appareils, des dispositifs, des systèmes conçus pour les multicoques sont les bienvenus, documentant ainsi les propriétaires et informant les chefs de bords locataires des particularités qu’ils peuvent rencontrer.
Il va sans dire que l’apport des expériences de chacun est fondamental pour donner de la consistance aux pages qui vont suivre.

Jacques-Henri BORD

Cabotage en Normandie, Bretagne, Vendée et Charentes

Voici le reportage effectué par Vincent Delmas qui a navigué sur Océane (Aquilon 765)
de juillet à octobre 2019.


Cliquer sur le bandeau ci-dessus.

Guide de bonnes pratiques pour la navigation de plaisance en équipage post-confinement

Voici un guide des bonnes pratiques de la navigation de plaisance en équipage (voile habitable)
pour tous ceux qui souhaitent reprendre la navigation à partir du 11 mai 2020 sans prendre de risques.


Publication de "VogAvecMoi"

Dérogation exceptionnelle à la règle des 100km pour les équipages devant rejoindre la Guadeloupe pour effectuer une transatlantique retour

Nombreux sont ceux qui devaient s'engager dans une transatlantique retour entre le 15 avril et le 15 juin, période propice à cette traversée dans de bonnes conditions météorologiques et avant le début de la saison cyclonique...

Cliquer sur le bandeau ci-dessus.

La conférence de Charles Nadot sur l'utilisation d'un défibrillateur à bord d'un bateau
L’arrêt cardiaque soudain... en mer

L’arrêt cardiaque soudain (ACS) autrement appelé « crise cardiaque » et à ne pas confondre avec un infarctus est la cause de près de 36.000 décès par an. Vous avez bien lu ! On est loin du COVID19, en France du moins.

Ces accidents cardiaques qui touchent toutes les tranches d’âges, hommes ou femmes, sportif en pleine santé ou seniors sous traitement, résultent d’un dysfonctionnement du muscle cardiaque dont les battements deviennent anarchiques. La pompe cardiaque n’est plus en mesure d’irriguer nos organes vitaux : cerveau, poumon et le cœur lui-même...

Le diagnostic est simple : la victime s’effondre, ne réagit plus aux stimulations, ne respire plus et son pouls n’est pas perceptible comme si le cœur s’était totalement arrêté, ce qui n’est pas le cas. La victime est en état de fibrillation cardiaque ou d’arythmie ventriculaire sans pouls.

La solution à terre est connue, il faut déclencher la chaine de survie soit :

    •    Alerter les secours
    •    Pratiquer un massage cardiaque efficace
    •    Défibriller à l’aide d’un appareil de défibrillation cardiaque automatisé DAE.
    •    Prodiguer des soins appropriés en service hospitalier

En cas d’ACS, une véritable course contre la montre est enclenchée. Le temps presse car chaque minute qui passe réduit les chances de survie de 10 à 12 ù et le délai moyen d’intervention de nos services de secours à terre est de 13min 13 s ! Cà fait réfléchir...

Des solutions existent pour réduire cette mortalité, laquelle, je le répète peut toucher chacun d’entre nous, à tout moment et sans aucun signe précurseur.

De nombreux pays occidentaux ont engagé des campagnes de formation des jeunes et des moins jeunes au « gestes qui sauvent » et ont contraint les lieux publics et privés à s’équiper de DAE. Les résultats sont spectaculaires puisque le taux de survie moyen peut atteindre 50%. La France comble son retard et le Législateur a prévu toute une série de disposition légales permettant depuis 2007 à toute personne – même non médecin – d’utiliser un DAE. Plus récemment le décret du 19 décembre 2018 impose aux ERP (Etablissement Recevant du Public) de s’équiper selon un échéancier se terminant au 31 décembre 2021. Des programmes de formation dans les établissements scolaires sont lancés. Les formations SST en milieux professionnels sont obligatoires. La maintenance annuelle des DAE est désormais obligatoire.

Mais les statistiques sont tétues : 70% des ACS surviennent à domicile ou dans l’exercice d’activité de loisirs…

Quand on sait qu’une défibrillation précoce pratiquée dans les 4 minutes qui suivent l’ACS offre 75% de chance de survie on mesure l’intérêt qu’il y a à s’équiper également à titre personnel d’un DAE et plus particulièrement en situation d’isolement (donc loin de tout DAE) ce qui est notre cas, nous en tant que plaisancier qui aimons nous évader en mer, loin de tout...

Lors de ma « conférence «  (je n’aime pas trop ce terme trop doctoral) du 11 mars j’ai précisé les conditions d’utilisations d’un DAE à bord d’un bateau pour sauver la vie d’un équipier ou d’un voisin de mouillage ou de panne. En mer et compte tenu de l’urgence il est vain de compter sur l’intervention de la SNSM ou autres services de secours….ce sera de toutes les façons trop tard !
On ne peut compter que sur les moyens du bord pour peu que qu’il y ait au moins 2 équipiers à bord bien entendu. Si vous naviguez en solitaire…

Si vous n’êtes que 2 à bord et si disposez d’un DAE, inutile de vous précipiter sur votre VHF. Sortez tout de suite votre DAE, placez les électrodes et suivez les instructions du guide vocal.

Est-ce qu’utiliser un DAE en mer est recommandé :  la réponse est OUI.
Est-ce que cela nécessite des précautions supplémentaires ? la réponse est OUI !

La défibrillation cardiaque consistant à adresser un choc électrique à la victime pour espérer rétablir un rythme normal (plusieurs chocs d’intensité progressive pouvant être nécessaires) et comme l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage, il faudra que le secouriste occasionnel s’assure que le torse de la victime soit bien sec (attention aux ACS qui résultent d’une noyade) et que la victime soit isolée d’un sol humide par ce qui vous tombera sous la main. Assurez-vous également que la victime ne touche pas une partie métallique pour que le choc électrique soit efficace.

En tant que professionnel du secteur et pour les raisons évoquées précédemment, je recommande l’utilisation d’un DAE semi-automatique (DSA) à bord d’un bateau de plaisance. Le choc sera alors administré par le secouriste en appuyant sur un bouton sur instruction du guide vocal.

Les vidéos que j’ai présentées montrent combien les DAE de dernière génération sont utilisables par un secouriste occasionnel. C’est une question de quotient émotionnel. Le seul risque que vous encourrez est de devenir une HEROS !

Ce bref compte-rendu a probablement suscité plus de questions de votre part, chers amis de l’UPF, qu’il n’a répondu à vos interrogations initiales. Que vous ayez décidé de vous équiper ou pas, n’hésitez pas à me contacter sur mon portable professionnel au 07.84.50.10.83. Je me ferai un plaisir de vous renseigner et de vous conseiller.

Je vous invite également à visiter notre site www.mydae.fr où vous trouverez certainement réponses à vos questions. A lire absolument, une intéressante série de chroniques rédigées par le Dr Xavier Fenêt-Garde – notre médecin référent.

Je vous souhaite de bonnes navigations déconfinées et vous adresse, de tout cœur, mes meilleures salutations.

Signé : Charles NADOT
Président APEX DISTRIBUTION SAS
Distributeur Officiel CARDIAC SCIENCE
Bulletin n°52 de "Cap Horn au Long Cours"
Bonjour à tous,

Nous avons le plaisir de vous envoyer le numéro 52 de "Communication", le bulletin de notre association “Cap Horn au Long Cours”.
Nous souhaitons qu’il soit un lien d’amitié entre tous ceux que l’histoire des Cap-Horniers intéresse, tous ceux qui souhaitent que le riche patrimoine que nous ont laissé ces grands professionnels de la Marine Marchande soit vivant.

Il annonce encore malheureusement la suppression de conférences pour cause de Covid 19. C’est grâce à ces conférences que l’on peut faire connaître l’histoire des Cap-Horniers dans nombre de coins de la France, même fort loin de la mer et des ports d’armement des voiliers. C’est donc remis à plus tard.

Il annonce aussi et à nouveau ce sujet qui va remuer notre prochain congrès les 3 et 4 octobre à Saint-Tropez, le passionnant travail de recherche sur le naufrage d’un 3-mâts en 1840 sur la côte de Patagonie chilienne… avec en particulier l’expédition qui va explorer les lieux du naufrage. Un livre rendra compte de toute cette histoire. Une souscription pour sa publication est lancée, ce numéro de Communication vous en informe.

Bonne lecture à tous… et au plaisir de recevoir de vos nouvelles. Bien amicalement,

Yvonnick et Brigitte LE COAT


Merci de cliquer sur le bandeau ci-dessus. Le bulletin est téléchargeable.
 
Bientôt sur le site: Bulletin n° 53 de "Cap Horn au Long Cours"
Bonjour à tous,

Nous avons le plaisir de vous envoyer le numéro 53 de "Communication", le bulletin de notre association “Cap Horn au Long Cours”.

Notre site y est à l’honneur. C’est un travail monumental puisqu’il voudrait présenter tous les marins qui ont navigué sur les voiliers cap-horniers de la Marine Marchande, plus de 100 000 hommes… avec parfois femmes et enfants.
Nous en sommes actuellement à un peu plus de 10 500. Ce n’est donc pas étonnant que tous n’y trouvent pas tout ce qu’ils cherchent. Mais chacun peut faire que ça aille plus vite en aidant à sa construction.

Ce site doit non seulement contenir beaucoup de marins, mais aussi rendre compte le plus précisément possible des conditions de la vie des Cap-Horniers. Notre première source d’informations est l’ensemble des rôles d’équipage. Les textes et les photos restés dans les familles font partie du patrimoine que nous ont laissé ces marins, ils sont un complément indispensable… n’hésitez pas à nous les communiquer.

Bien amicalement… au plaisir de recevoir de vos nouvelles… et prenez soin de vous… et des autres ainsi.

Yvonnick et Brigitte LE COAT



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