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Chaque mois, l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour les journalistes et les producteurs de contenus numériques (nouveautés, innovations, outils, etc)
Des journalistes formateurs experts et expérimentés partagent l'essentiel de leur veille sur les outils, les méthodes et les techniques de l'info en ligne.
De gauche à droite: Philippe Couve, Damien Van Achter, Cédric Motte, Cyrille Frank.
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NEWSLETTER #2 - NOVEMBRE 2013

#EDITO #FORMATION #OUTIL #WEBDOC #MOBILE
#TECHNIQUE

#SECURITE

#DEBAT #BUSINESS
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 #EDITO 

Faites tourner !


Nous avons été très touchés par l’accueil que vous avez réservé à la première édition de la newsletter de Médiacadémie il y a un mois. Vos commentaires et vos encouragements nous incitent à poursuivre et nous laissent penser que ce rendez-vous mensuel peut vous être utile.

 Nous sommes toujours preneurs de vos suggestions et remarques sur hello.mediacademie@gmail.com.

A l’occasion ce deuxième numéro, nous aimerions vous inciter à faire connaître cette newsletter à vos collègues. Vous savez ceux qui ne sont pas trop versés dans les nouvelles technologies mais qui ne sont pas réfractaires pour autant. Ceux dont on se dit qu'il suffirait de pas grand chose pour qu’ils accomplissent leur mutation numérique.



Nous sommes sûrs que chacun d’entre vous pense déjà à 2 ou 3 collègues qui correspondent à ce profil. Alors faites-leur suivre cette newsletter. Ils vous en remercieront... et nous aussi.
 
Philippe Couve, Damien Van Achter, Cédric Motte, Cyrille Frank
 
PS: Au moment de publier cette newsletter, nos pensées accompagnent les équipes de RFI et la famille des deux envoyés spéciaux lâchement assassinés dans le nord du Mali. Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont morts d’avoir fait simplement leur métier comme ils l’avaient déjà fait en juillet dernier à Kidal en audio mais aussi en textes et en photos.
 
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 #FORMATION  

Que faut-il vraiment savoir dans le domaine numérique ?

La fondation Mozilla (celle du célèbre navigateur open source Firefox) vient d’éditer son référentiel de compétences web à acquérir. L’occasion d’y voir un peu clair sur ce que l’on entend derrière l’expression “culture numérique” notamment si l’on est journaliste.

Les spécialistes des sciences de l’éducation utilisent l’expression “alphabétisation numérique” pour désigner l’ensemble des connaissances et compétences indispensables pour évoluer dans le monde numérique qui nous entoure au même titre qu’on parle d’alphabétisation (tout court) pour cerner les compétences nécessaires dans un monde régi par l’écrit.

Cette “alphabétisation numérique”, la fondation Mozilla s’est attachée à en identifier précisément le contenu. Cela donne un référentiel de compétences (Web literacy standard en version originale) qui représente le viatique numérique de l’honnête homme du XXIe siècle.

Les spécialistes qui ont travaillé sur le projet ont dégagé trois thèmes centraux: l’exploration, la création et la coopération. Chaque domaine recouvre de nombreuses compétences. Par exemple dans le thème “Exploration”, il existe 5 rubriques la première d’entre elles s’intitule “Naviguer sur le web” et voici son contenu:

  • Navigation
    Utiliser des outils logiciels pour naviguer sur le Web
    • Accéder au web en utilisant les fonctions courantes des navigateurs
    • Utiliser des hyperliens pour accéder à diverses ressources en ligne
    • Lire, évaluer et manipuler des adresses URL
    • Reconnaître les signaux visuels des services web de tous les jours
    • Utiliser des extensions du navigateur pour profiter de fonctionnalités supplémentaires
  • Mécanismes du web
    Comprendre l‘écosystème du web
    • Utiliser et comprendre les différences entre les adresses URL, les adresses IP et les termes de recherche
    • Organiser des informations provenant de sources en ligne variées
    • Décrire la différence entre les résultats de différentes stratégies de recherche
  • Recherche
    Trouver de l‘information, des gens et des ressources via le web
    • Utiliser des mots-clés, des opérateurs de recherche et des raccourcis clavier pour rechercher sur le web plus efficacement
    • Trouver des informations en temps réel ou urgentes à l'aide d'une série de techniques de recherche
    • Identifier ou trouver l‘information souhaitée dans des résultats de recherche
    • Synthétiser les informations provenant de ressources en ligne trouvées lors de multiples recherches
  • Crédibilité
    Évaluer avec esprit critique les informations trouvées sur le web
    • Juger de la crédibilité d‘une information en se basant sur des critères techniques et de design
    • Identifier les auteurs et les propriétaires des sites web et de leur contenu
    • Recouper les informations de plusieurs sources pour juger si un contenu est digne de confiance
    • Faire la différence entre du contenu original et du contenu dérivé
  • Sécurité
    S‘assurer de la sûreté des systèmes, des identités et du contenu
    • Détecter les escroqueries et « l‘hameçonnage » en ligne en utilisant des outils et des techniques reconnues
    • Chiffrer des données et des communications en utilisant des logiciels et des extensions
    • Modifier le comportement par défaut des sites et des extensions pour naviguer de manière plus sécurisée

Au final, c’est une description très structurée des compétences à acquérir sur le web qui est ainsi faite. L’occasion pour chacun d’évaluer ses connaissances et ses lacunes.

Lien
Le référentiel de compétences web de la fondation Mozilla
https://webmaker.org/fr/standard


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 #OUTIL  
Twitter vous permet d’adresser des messages privés à (presque) tout le monde

Nouveauté chez Twitter: vous pouvez adresser des messages privés à ds personnes qui ne vous suivent pas et vous avez la possibilité de recevoir des messages privés de la part de vos abonnés sans que vous ne soyez obligé de les suivre. A une condition toutefois: que le destinataire des messages privés ait donné son accord. Et ça change quoi pour les journalistes qui utilisent Twitter ?

Pour pouvoir adresser un message privé (ou DM pour direct message) à un utilisateur de Twitter, il fallait que celui-ci vous suive préalablement. Cette contrainte vient d’être abandonnée par Twitter. Chaque utilisateur de Twitter peut désormais accepter de recevoir des messages privés de la part de ses abonnés sans qu’il ne les suive nécessairement

Comment faire ? Rendez-vous sur la page Paramètres > Compte, puis cocher "Recevoir des messages privés de la part de n'importe quel abonné". 


Cette nouveauté devrait surtout servir aux comptes de gestion clientèle, qui devaient toujours demander : "pouvez-vous nous suivre pour échanger en DM ?" Cette fonctionnalité désormais étendue peut également être utile pour les journalistes et les producteurs de contenu.

En mode réception
Vos abonnés peuvent vous envoyer discrètement des infos, un peu comme si vous donniez votre mail, en quelque sorte.
Oui, il y a un risque de spam, mais c'est un vrai moyen de simplifier la mise en relation avec votre audience.
N'oubliez pas de préciser dans votre bio, ou de twitter à intervalle régulier, que vous acceptez les DM. Sinon personne ne le sait, et il est fort probable que bien peu d'utilisateurs aient bien compris cette option.

En mode envoi
Il n'y a pas de solution applicable à tous, mais il est certain qu'avant d'envoyer un message public invitant le compte à vous suivre, vous devriez le suivre et regarder s'il a autorisé cette fonctionnalité.
Comment faire ? Rendez-vous sur la page du profil, et à côté du bouton " bleu Abonné / rouge Se désabonner" , vous avez une petite icône qui accède à diverses interactions avec le compte. Y apparaît la petite enveloppe des messages privés le cas échéant.

Lien
https://support.twitter.com/articles/223526-comment-publier-et-supprimer-des-messages-prives-mp

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 #OUTIL  
On peut à nouveau rechercher des visuels en Creative commons sur Flickr

Flickr.com a rétabli l’accès à sa recherche avancée et avec elle, le filtrage en Creative Commons. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui cherchent des visuels gratuits pour illustrer leur articles, billets etc.

On peut donc à nouveau effectuer une recherche de visuels exploitables commercialement, ou modifiables, à condition de citer l’auteur et la source.

Par ailleurs, le réseau social a aussi remis en place le tri des photos selon trois critères : pertinent, récent, intéressant. Ce dernier critère permettant de distinguer les photos un peu plus “créatives”.


Lien
Flickr
http://www.flickr.com/

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 #WEBDOC  
Les 2 webdocs du mois

Les deux documentaires que nous avons sélectionnés ce mois-ci proposent des formats très différents, mais ils représentent tous les deux un état de l'art de ce que peut être un dossier sur le web aujourd'hui.


Hollow Documentary. Après un chargement un peu long, comme sur les anciens sites en flash, trois petites phrases vous donnent directement le sujet : vous allez plonger dans la vie d'un comté américain qui perd des habitants, un comté en train de mourir comme l'indique le site.

Ensuite, toute la navigation se fait en descendant la souris. L'histoire du comté défile véritablement sous vos yeux dans une mise en page très travaillée, avec énormément d'archives, aussi bien du son, des images que des vidéos.

Source : http://hollowdocumentary.com/




The Russia Left Behind. Un article "graphique" comme le nomme le New York Times qui, étrange coincidence, est sensiblement dans le même thème que Hollow Documentary, sauf que l'action se déroule en Russie.

Ici l'histoire n'est pas chronologique mais géographique, et pendant que vous descendez, là aussi, pour lire l'article, c'est une carte qui situe les textes, images, vidéos et sons.


Source : http://www.nytimes.com/newsgraphics/2013/10/13/russia/





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 #MOBILE  
65% des Américains préfèrent les vidéos longues sur mobile

C’est ce que révèle une étude menée auprès de 50 000 Américains qui déclarent préférer regarder des films ou séries sur leur mobile que des vidéos courtes.

Une constatation qui bat en brèche l’a priori selon lequel la taille réduite des mobiles imposerait des formats ne dépassant pas 3 minutes. En réalité, c’est surtout une question de sujet, de bande passante et de coût. Autant de freins qui devraient disparaître avec le développement de la 4G.

Source :
http://www.mobilemarketer.com/cms/news/research/16480.html
 

 #MOBILE  
Les internautes ont massivement migré vers le mobile

Depuis septembre 2013, le site sportif américain ESPN a désormais plus de lecteurs sur mobile (47,4 millions) que sur ordinateur (46,1 millions). Un mouvement qui a déjà touché d’autres sites média comme Buzzfeed ou la BBC (durant les week-end) et qui concerne aussi Linkedin ou encore Facebook.

Source :
http://www.poynter.org/latest-news/227889/espns-unique-mobile-visitors-surpass-desktop-weve-seen-this-coming-for-years/

 
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 #TECHNIQUE  
Les journalistes doivent-ils apprendre à coder ?

Depuis plusieurs années émerge la question : "Les journalistes doivent-ils apprendre à coder ?" Le code informatique: repoussoir ésotérique et inutile pour journalistes à la formation littéraire ou outil de création indiospensable pour journalistes versés dans la bidouille ? Le débat est ouvert.

Apprendre le code informatique ? Une tendance générale se dégage, tout de même, parmi ceux qui sont journalistes sur le web : oui, il le faut. La question ne se pose même pas.

Effectivement, elle ne se pose pas pour les personnes qui ont les mains dans le cambouis du site : sans connaître un minimum de code, ne serait-ce que pour intégrer un lien dans un article, et bien vous êtes vite coincés.

Mais aujourd'hui, cette apprentissage du "code internet", ou des codes, devrait s'étendre à tout journaliste, qu'il publie in fine sur le site web ou non.

Cédric Motte a exposé ce point de vue dans sur Newsresources, dans un article "Pourquoi un journaliste doit-il connaître (au moins un peu...) le code", dont voici un extrait :

"Le code est le medium. Connaître le medium, c’est connaître les possibilités et les contraintes qui vous permettent de transmettre l’information, au bon endroit, au bon moment, avec la bonne mise en scène.

Quand vous travaillez pour le papier, la radio ou la télé, vous les connaissez : problèmes de place, obligation du format, rythme de parution / diffusion… Et en fonction de vos connaissances du medium, vous savez ce que vous pouvez faire. Courir tourner des images à 11h45 pour un reportage à midi, c’est non. Mais proposer soit un plateau, soit une brève dans le journal, là, oui.

Connaître le code, pour l’info numérique, c’est comme ailleurs : comprendre à la fois les formats et les chronologies. Mieux assimiler ce qui vous est accessible, faisable seul, ou au contraire ce qui nécessite des compétences."

Ce sujet est loin d’être neuf, ci-dessous une sélection d’articles avec des angles un peu différents
. Sur l’Atelier des Medias, Simon Decreuze propose Apprendre le code en ligne
. Chez Alice Antheaume, ses “premières” leçons de code et Le code, seconde langue vivante des journalistes ?
. Christopher Riv, jeune journaliste de l’Académie du Monde, détaille ce que doit apprendre un journaliste aujourd’hui.
. La question de l’apprentissage du code se pose bien sûr partout, en Belgique on s’interroge sur les dix tâches du journaliste sans Gutenberg tandis qu’au Québec aura lieu le 13 octobre un débat sur Les journalistes doivent-ils apprendre à programmer, avec un angle sur le datajournalisme mais pas que… un angle que Cyrille Frank a déjà parfaitement exploré dans Le datajournalisme, c’est de l’enquête, pas du code.


 

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 #TECHNIQUE  
11 astuces pour mieux utiliser son clavier sur iPhone et iPad

Le smartphone et la tablette se sont imposés comme des outils de travail chez beaucoup de journalistes. Les produits Apple réputés être utilisables sans mode d’emploi recèlent pourtant quelques petites spécificités qu’il peut être utile de connaître.

#1 Ajouter rapidement un point en fin de phrase et une majuscule en début de phrase suivante
Lorsque vous arrivez en fin de phrase, tapez deux fois sur la barre d'espace pour ajouter un point suivi d'une espace et la première lettre de la phrase suivante sera automatiquement en majuscule.

#2 Supprimer un texte que vous venez de saisir
Pour effacer tout ce que vous venez de saisir, secouez l'iPhone vigoureusement. Le texte va être surligné et vous n'aurez plus qu'à l'effacer.

#3 Ajouter rapidement un chiffre
La saisie d'un chiffre dans une phrase peut être assez laborieuse (cliquer sur la touche <.?123>  puis cliquer sur le chiffre puis cliquer sur la touche <ABC> avant de saisir la suite du texte). Il existe une solution plus simple: cliquer sur la touche <.?123>  puis faire glisser le doigt sans le soulever vers le chiffre et relâcher. Vous êtes automatiquement revenu au clavier standard.

#4 Saisir une adresse URL dans Safari
Dans la barre d'adresse de Safari, pour saisir la fin d'un nom de domaine, il suffit de maintenir la touche <.> appuyée et le clavier vous propose directement ".com", ".fr", etc

#5 Symboles de devises
Le symbole de l'euro s'affiche sur votre clavier mais si vous devez utiliser le symbole du dollar, de la livre ou du yen, il suffit de maintenir cette touche <€> enfoncée pour voir apparaître les autres choix.

#6 Verrouiller le clavier en majuscules
Pour verrouiller la touche majuscule, il suffit de taper deux fois sur la touche majuscule, celle-ci doit devenir bleue.

#7 Désactiver la suggestion/correction automatique des mots
Pour la désactiver, il suffit d’aller dans Réglages > Général> Clavier puis mettre « Correction auto » sur OFF.

#8 Activer le clavier d'une autre langue
Il suffit d'ller dans : Réglage > Général > Clavier et ajouter la langue que vous désirez. Ensuite, un petit bouton en forme de globe apparaitra à gauche de la touche espace. Touchez la touche pour basculer entre vos différents claviers, ou maintenez-la pour choisir directement le clavier désiré.

#9 Ajouter des smileys dans ses messages
Pour utiliser, les smileys sur votre clavier iPhone, il faut suivre le conseil #8 et ajouter un clavier appelé « Icônes Emoji« . Il vous ensuite maintenant de cliquer sur la touche « GLOBE » de votre clavier pour voir apparaître une liste de smileys.

#10 Prendre une photo de l'écran (capture d'écran)
Pour prendre une photo de ce qui s'affiche sur l'écran de votre iPhone, appuyez simultanément sur les boutons Accueil et Marche/Veille.

#11 Disposer d'un clavier plus efficace pour écrire
Le clavier de l'iPhone ou de l'iPad n'est pas des plus efficace et pratique pour rédiger des textes un peu long. C'est pourquoi le designer Olivier Reichenstein a créé l'appli IA Writer. Elle coûte 4,99 € mais si vous écrivez beaucoup sur iPhone, elle peut valoir la peine.

 

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 #SECURITE 
Ordinateur, téléphone: apprendre à ne pas mettre ses sources en danger

Les journalistes en peuvent plus se permettre d’être naïfs. Les révélations concernant les capacités d’espionnage de la NSA viennent renforcer ce que l’on savait déjà de policiers enquêtant en épluchant les “fadettes” (factures téléphoniques détaillées) de journalistes pour identifier leurs sources. La protection du secret des sources n’est pas seulement un principe à faire respecter, ce sont aussi des techniques à mettre en oeuvre.

Travaillant depuis des années auprès de journalistes et de blogueurs qui prennent tous les rsiques au nom de la liberté d’expression et de la liberté de la presse dans toutes les dictatures du monde, l’organisation RSF (Reporters sans frontières) a été amenée très tôt à se poser la question des mesures de protection à mettre en oeuvre pour garantir leur sécurité et celles de leurs interlocuteurs.

C’est ce savoir-faire développé au sein des régimes les plus répressifs que l’ONG met au service des journalistes en France et en Europe dans le cadre d’ateliers gratuits. L’objectif des ateliers organisés par Reporters sans frontières est de sensibiliser les journalistes aux enjeux de la sécurité numérique et de les former à des techniques simples mais efficaces de sécurisation de leurs données et communications.

Ces ateliers prennent la forme d’initiation aux bases de la sécurité numériques (2 heures) ou d’ateliers pratiques avec manipulation et installation d’outils de chiffrement sur les postes des participants (4 heures).
Le prochain atelier sera organisé à l’occasion des Assises du journalisme à Metz le jeudi 7 novembre, de 9h30 à 11h00  (Pour vous inscrire, envoyez un email à wefightcensorship (at) rsf.org)

Par ailleurs, RSF a également développé un Kit de survie numérique qui reprend les principales informations et techniques partagées au cours de ces ateliers.

Liens
Programme des ateliers “sécurité numérique” pour les journalistes
http://fr.rsf.org/calendrier-des-ateliers-securite-08-10-2013,45295.html

Kit de survie numérique
https://www.wefightcensorship.org/fr/online-survival-kithtml.html

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 #DEBAT  
Enfin un vrai débat sur la nature et le rôle du journalisme !

Un débat passionnant s’est engagé entre Glenn Greenwald, l’avocat activiste devenu blogueur puis journaliste en révélant les documents Snowden sur la NSA, et Bill Keller, ancien directeur de la rédaction du New York Times aujourd’hui éditorialiste dans ce même journal. Le premier prône un journalisme partisan qui assume ses valeurs et ses partis pris quand l’autre défend un journalisme impartial plus traditionnel. Un échange musclé qui secoue les neurones.

Les mensonges de l’administration Bush pour justifier l’entrée en guerre contre l’Irak ont laissé des traces dans la presse américaine qui les a relayées. L’affaire Wikileaks est ensuite passée par là, puis les révélations autour du système d’espionnage généralisé mis en place par la NSA. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le débat sur la nature du journalisme et la manière de l’exercer qui s’est engagé entre Glenn Greenwald et Bill Keller.


Bill Keller (à gauche), a longtemps dirigé la rédaction du New York Times (2003-2011) avant de devenir éditorialiste pour ce même journal. C’est lui qui a invité Glenn Greenwald (à droite) à débattre dans les colonnes du journal après avoir lu et entendu les critiques explicites et implicites développées par celui qui est l’origine des révélations sur les documents de la NSA d’Edward Snowden et qui annonce le lancement prochain d’un nouveau média orienté sur l’investigation et financé par le milliardaire Pierre Omidyar, le créateur du site d'enchères eBay.

Deux hommes aux parcours très différents

Bill Keller est un fils de famille américain qui a fait ses études dans de bonnes universités avant de devenir journaliste dans différents journaux des Etats-Unis et de rejoindre le New York Times comme reporter. Il devient successivement correspondant à Moscou, en Afrique du Sud, chef du service étranger, rédacteur en chef, directeur de la rédaction puis éditorialiste. Il est marié, catholique et père de 3 enfants.

Glenn Greenwald est un avocat d’affaires américain devenu blogueur en 2005. A l’époque, des révélations sur les activités de la NSA lui donnent l’occasion de s’en prendre à l’administration Bush au nom de la défense des libertés publiques. Auteur de plusieurs livres sur le sujet, il devient chroniqueur pour The Guardian de 2012 à 2013 et s’illustre dans la défense de Chelsea (ex-Bradley) Manning, le soldat à l’origine des documents diffusés par Wikileaks. Il vit depuis 2004 au Brésil où il a rencontré son compagnon.

Leurs convictions

Bill Keller : partisan d’une démarche d’investigation « agressive » mais impartiale et convaincu que les reporters doivent garder leurs opinions pour eux ou devenir éditorialistes.
Glenn Greenwald : convaincu que tout journalisme est subjectif et constitue une forme d’activisme.

Le débat (résumé des principaux arguments)

GG : Les grands médias comme le New York Times et The Guardian ont des relations politiques avec les gouvernements, ce qui les rend frileux au moment de publier certaines informations.

BK : Le journalisme « traditionnel » n’a pas attendu Snowden pour révéler le Watergate, les tortures pratiquées par l’armée américaine ou certains excès de la NSA.

GG : Dont acte.

BK : La presse traditionnelle a certes son lot de ratages par crédulité, sensationnalisme ou manque d’attention.

GG : La presse traditionnelle a produit des formes atroces de journalisme et des habitudes délétères. Plutôt que de dire ce qui est vrai, certains journalistes se contentent de dire : « voilà ce que pensent les uns, et voici ce que répondent les autres ».

BK : Comme un juge, le journalisme doit mettre de côté ses préjugés et se concentrer sur les faits.

GG : Quand les faits sont de la torture et que le journaliste emploie un euphémisme suggéré par le gouvernement, alors le journalisme perd de sa force, de son énergie. Un conseiller de George W Bush a parlé du « patriotisme de la presse américaine ». Ce qui ne correspond pas à l’objectivité.

BK : L’accusation de nationalisme visant la presse américaine ne tient pas. Le New York Times compte 31 bureaux à travers le monde et différentes nationalités au sein de sa rédaction. En outre la constitution américaine reconnaît et défend la liberté de la presse plus que tout autre au monde en vertu du Premier amendement.

Le journalisme est un activisme

GG : Tout acte de journalisme est une forme d’activisme. Chaque choix journalistique implique des hypothèses subjectives (culturelles, politiques, nationales). Les êtres humains ne sont pas des machines objectives. Nous percevons tous le monde à travers notre subjectivité.

BK : Les reporters ne sont pas exempts d’opinion. En revanche, ils les suspendent dans leur travail et laissent les preuves parler d’elles-mêmes. De plus l’exercice n’est pas individuel mais collectif et institutionnel. Le rôle des rédacteurs en chef est de questionner le travail des rédacteurs.

GG : La distinction n’est pas entre de journalistes qui ont des opinions et d’autres qui n’en ont pas. Cette dernière catégorie n’existe pas. La distinction valable est entre ceux qui révèlent leurs préjugés et les valeurs politiques qui les animent et ceux qui prétendent ne pas en avoir ou qui les cachent à leurs lecteurs.

BK : Lorsque l’on dévoile ses « penchants subjectifs et ses valeurs politiques », on peut être tenté de s’y accrocher coûte que coûte. Au point parfois de minimiser des faits ou des arguments qui iraient à l’encontre de ces positions affichées. En outre, certains lecteurs verront vos articles comme biaisés par le fait que vous vous déclariez de droite ou de gauche.

GG : Je pense que le fait de dévoiler ses valeurs plutôt que de les cacher permet de pratiquer un journalisme plus honnête et digne de confiance. Cacher ses opinions est un moyen de manipuler son audience pour un reporter car le public ne connaît pas ses présupposés et ne peut pas les prendre en compte.

BK : Mon rôle n’est pas de dire aux lecteurs ce que je pense ou ce qu’ils doivent penser mais de leur raconter ce qu’ils doivent savoir pour se faire ensuite une idée par eux-mêmes.

GG : La contrainte d’objectivité apparente est inefficace et engendre des articles ennuyeux. Le fait d’utiliser des euphémismes (par exemple dans le cas de la « torture ») ou de mettre sur le même plan un déclaration vraie et une autre qui est fausse dessèche le journalisme en lui faisant perdre sa passion, sa vitalité et son âme.

BK : Nous avons été critiqué à gauche pour ne pas avoir publié certaines infos concernant la NSA et nous avons été critiqués à droite pour en avoir publié d’autres. Et chacune de ces décisions a été prise à l’issue d’une longue réflexion en pesant les responsabilités et les risques de chaque choix.

GG : Personne ne conteste le bien fondé de la prise en compte des dangers que pourraient faire peser la publication d’informations sur des innocents mais je ne donne pas plus d’importance à la vie d’innocents Américains qu’à la vie d’innocents non-Américains.

BK : Ce que nous faisons, c’est prendre en compte les arguments qui indiquent que la sécurité nationale peut être mise en danger. Nous écoutons les arguments et, ensuite nous prenons notre décision librement.

GG : Concernant la torture, le NYT a décrit les techniques employées par l’armée américaine sans employer le mot « torture » alors que dans des cas similaires concernant d’autres pays, le mot a été employé sans réserve.

Journalistes : développer sa marque personnelle ?

BK : C’est devenu un cliché de dire que les journalistes doivent développer leur marque personnelle, mais l’exercice le plus difficile en la matière —l’investigation— bénéficie du soutien d’une rédaction pour analyser et rendre compréhensibles les sujets les plus complexes.

GG : Je crois dans le rôle des rédacteurs en chef expérimentés et nous prévoyons d’en recruter beaucoup avec Pierre Omidyar. Nous ne voulons pas traiter avec révérence les déclarations des puissants mais avec scepticisme. Les déclarations officielles seront le point de départ de nos investigations et nous verrons si elles sont vraies.

BK : Vous n’en avez que pour les positions radicales et vous blâmez la modération et le compromis.

GG : Nous sommes entrés dans un climat de peur. Les lanceurs d’alerte comme Manning ou Snowden purgent ou risquent de lourdes peines de prison. Des journalistes sont également menacés. La situation est particulièrement critique pour les sources des journalistes qui ont toutes les chances de se faire repérer en raison de la surveillance tous azimuts et de la collecte des métadonnées.

BK : Nous sommes d’accord sur ce point.

GG : Un journalisme d’opinion reste basé sur les faits, les preuves et les données vérifiables. Ma vision du journalisme exige un juste et rigoureux respect des faits. Mais je pense que ces valeurs exigent d’être honnête à propos de sa propre subjectivité plutôt que de s’exprimer d’un nulle part qui implique faussement que le journaliste se situe au dessus de la mélée et loin des questions de partisanes qui minent les non-journalistes et les « horribles » activistes.

BK : L’impartialité est une aspiration valable dans l’exercice du journalisme même si elle n’est pas totalement atteinte. Je pense qu’elle permet de s’approcher au plus près de la vérité car elle impose une discipline qui commande d’envisager toutes les hypothèses. Cette discipline n’est pas naturelle. Je pense que le journalisme qui commence par une déclaration publique de ses penchants est moins à même d’atteindre la vérité et moins susceptible de convaincre ceux qui ne le sont pas déjà.

GG : Il est difficile de prétendre que l’objectivité participe à la construction de la confiance qu’inspirent les médias étant donné le peu d’estime du public à leur égard. Beaucoup plus que les penchants politiques, l’effondrement de la crédibilité des médias américains vient de leur diffusion des mensonges du gouvernement qui ont conduit à la guerre en Irak.

BK : Pierre Omidyar avec qui vous lancez un nouveau média estime que la confiance dans les institutions diminue et que le public veut suivre des personnalités : il construit donc une constellation de stars animées par la passion et engagées dans des croisades en matière d’investigation. Le besoin d’un journalisme impartial est plus grand que jamais parce que nous vivons dans un monde de médias d’affinité où les citoyens construisent les chambres d’écho de leurs propres croyances. C’est aussi très facile de se sentir informé en ne croisant jamais d’informations qui remettent en cause vos préjugés.

GG: Le New York Times a longtemps servi les intérêts de la même élite et de ses factions puissantes. Ses articles ne sont pas moins « activistes », subjectifs ou orientés que les voix qui s’expriment dans les nouveaux médias et qu’il considère parfois avec mépris.

Lien:
http://www.nytimes.com/2013/10/28/opinion/a-conversation-in-lieu-of-a-column.html

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 #DEBAT  
Les big data, le porno et la recommandation par les pairs

En tant que producteurs de contenus, nous avons sans doute beaucoup à apprendre de l’industrie pornographique. Depuis que le web existe, elle a en effet a su faire preuve d’une remarquable agilité pour saisir les opportunités que le numérique lui proposait.

Prenez PornHub, par exemple. Cette plateforme, installée à Montréal, vient d’être vendue 100 millions de dollars par son fondateur. Lequel annonçait un peu plutôt dans le mois le déploiement d’un tout nouvel algorithme de recommandation. Baptisé PornIQ, cet algorithme est chargé de délivrer aux utilisateurs de Pornhub les contenus les plus pertinents en fonction de leurs goûts et préférences, en se basant sur l’immense quantité de données récoltées à chacune de leurs recherches, de la nature des vidéos qu’ils ont regardées et des recommandations faites par les autres utilisateurs à la recherche des mêmes expériences.

“Nous ne sommes pas différents des autres sites. Nous avons des ingénieurs, des développeurs”, explique Lisa Miller, la responsable des relations publiques de Pornhub. A un détail près, que Mme Miller confesse volontiers ”nous avons à gérer un trafic beaucoup plus important”.

Fort de ses 70 millions de visiteurs mensuels, la régie publicitaire de Pornhub tourne à plein régime, reproduisant le modèle économique de YouTube en mixant les contenus générés par des amateurs et ceux de ses partenaires professionnels, et en répartissant les revenus publicitaires entre la plate-forme de diffusion et les producteurs de contenus.

Comme le souligne Davis Holmes (PandoDaily), l’effet de recommandation semble jouer un grand rôle dans la monétisation du trafic de cette plateforme, qui agit également comme un distributeur de trafic pour d’autres sites affiliés.

Le porno n’est pas un contenu comme les autres et partager sa “playlist” pronographique sur Facebook n’est sans doute pas l’activité la plus socialement acceptée. Les médias qui mettront en place ce genre de dispositif (et bénéficieront des partages sur Facebook) gagneront à coup sûr de belles parts de marché.

Source:
http://pandodaily.com/2013/10/09/what-media-companies-can-learn-from-pornhub-and-its-new-porniq-service/

 

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 #BUSINESS  

Quand les médias traditionnels deviennent un simple complément du numérique 


“Franchement, les médias traditionnels peuvent aller en enfer”, lance Shane Smith dans son style provocateur. Dans une interview à Fortune, le PDG de Vice, explique l'articulation des medias au sein de son groupe. Vice qui était un magazine indépendant gratuit créé à Montréal au milieu des années 1990 est devenu un véritable groupe numérique présent dans une bonne vingtaine de pays et actif dans le domaine de la musique, de la vidéo (société de production et chaîne YouTube avec plus de 3,5 millions d’abonnés) et de l’info en ligne.

Et Shane Smith est très clair :

"Nous sommes "digital" car c'est notre coeur de métier. Nous produisons nos contenus d'abord pour le web. S'ils vont ensuite à la télé, au cinéma, dans un magazine, tant mieux. C'est juste une autre exploitation, mais nous sommes web first." [...] " Si vous voulez utiliser la télévision comme un outil de marketing afin de développer votre marque numérique, très bien. Ou si cela permet d'apporter un peu de marge à une production déjà payée par le numérique, très bien aussi. Nous vendons des contenus pour les chaines de télévisions de 23 pays, mais ce n'est pas notre coeur de métier. [...] Les opportunités en ligne sont dix fois supérieures à celles offertes par les chaînes câblées il y a vingt ans".

Considérer les médias traditionnels comme de simples outils marketing au service d’une marque numérique: c’est vraiment en enfer que Shane Smith veut expédier les médias traditionnels.

Source :
http://tech.fortune.cnn.com/2013/10/14/vice-ceo-shane-smith/

 

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 #BUSINESS  
Au Canada, La Presse+ mise sur une appli iPad gratuite de qualité et prend le marché à contre-pied

Le journal canadien La Presse a surpris tout le monde par sa stratégie numérique très originale. Pas de “tout gratuit” sur le web, pas de “tout payant” en ligne comme le Financial Times, pas de modèle mixte comme au New York Times (payant après 10 articles gratuits/mois). Pas non plus d’application mobile payante.

Non, le journal, a choisi d’investir massivement (40 millions de dollars en trois ans) dans une application iPad gratuite : La Presse+, lancée il y a six mois. “Qu’est-ce que je fais de 30 000 abonnés payants” s’est demandé Guy Crevier, l’éditeur de la Presse, à l’origine du projet. Le vrai business est dans la publicité, pas dans les abonnements, a-t-il estimé.

Il faut dire que le journal pratique les mêmes tarifs publicitaires sur tablette que sur le papier, soit un prix beaucoup plus élevé que le marché (16 000 $ canadiens la double page).

Mais pour soutenir ces tarifs, la Presse a misé sur la qualité éditoriale en embauchant une centaine de journalistes, photographes, designers… tout en proposant des formats publicitaires interactifs et ciblés.

Autre originalité : l’application n’entre pas dans la course à l’information : il y a une édition par jour bouclée dans la nuit, ce qui permet de soigner les sujets et la mise en forme. En cas d’info brûlante, les lecteurs peuvent toutefois cliquer sur un onglet qui les conduit sur le site du journal.

La Presse+ a déjà été téléchargée 300 000 fois et devrait dépasser les 400 000 d’ici décembre. L’avenir nous dira si les annonceurs suivront et valideront cette stratégie audacieuse.

Source :
http://blog.fagstein.com/2013/10/22/la-presse-plus-analysis/

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 #BUSINESS  
Contenus numériques : la stratégie de la rareté n’a plus de sens


“House of Cards”, “Breaking bad”, deux séries américaines en vogue aux Etats-Unis et ailleurs ont battu des records d’audience en jouant sur la multi-diffusion et l’accès en streaming.

En diffusant simultanément les épisodes sur le câble américain mais aussi sur Netflix, la plateforme de streaming video, ces séries ont pu toucher un public beaucoup plus large.

Le public veut désormais pouvoir regarder ses programmes quand il le souhaite, sur le support qu’il choisit et de la manière qui lui plaît (y compris toute une saison à la suite). Une accessibilité peut-être même plus décisive pour le succès d’un programme que son originalité.

Une leçon à tirer pour l’ensemble des producteurs de contenus : diffuser au maximum et oublier la stratégie de la rareté qui ne tient pas dans un univers de surabondance.

Sources :

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 #BUSINESS  
Twitter + TV = mort de la pub télé ?

Au début du mois, Twitter et Comcast (premier câblo-opérateur américain) ont annoncé un partenariat visant à inclure des “vrais morceaux de TV” dans les timelines de vos comptes Twitter. Le temps où l’on faisait des copies d’écran de tweets pour les diffuser ensuite en tout petit à la télé est définitivement clôs Aujourd’hui, c’est la télévision qui s’invite directement dans les 140 signes de nos tweets.

Depuis ce 1er novembre, les followers abonnés aux services de NBC Universal, une filiale, de Comcast, verront en effet apparaître dans leur timeline des tweets accompagnés d’un bouton, baptisé “See it”, qui leur permettra de regarder, en live ou en différé, des séquences du “Saturday Night Football” et de ”The Voice” , directement au sein de l’application Twitter, quel que soir le support (ordinateur, smartphone, tablette, etc.) qu’ils utilisent.

Si cet essai devait être couronné de succès, alors l’analyse fine de l’engagement des communautés de fans, notamment sur leur comportement d’achat, devrait provoquer, à moyen terme,  le “grand basculement” de la manne publicitaire qui quitterait la TV pour innonder le web.

Il s’agirait, dans ce cas, d’une très belle opportunité pour les producteurs de contenus de diversifier leurs sources de revenus publicitaires, à condition d’accepter de négocier avec la régie qui sera évidemment située en interne chez Twtter.

Par contre, si Comcast devait conclure à un retour sur investissement non significatif, cela pourrait fragiliser quelque peu Twitter face à Facebook (qui commence à chasser aussi sur ces terres télévisuelles). On notera aussi que cette annonce est intervenue juste un mois avant l’entrée en bourse de Twitter, prévue le 7 novembre, et que les investisseurs de L’Oiseau Bleu doivent commencer à s’impatienter quelque peu.

Source:


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