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An interview with Anna Maria Fjellström

President, Vilhelmina Model Forest (Sweden)


Model Forest leaders are the forest company executives, government officials, academics and indigenous and community members who have made outstanding contributions to improving our forests and the lives of the people who depend on them. They champion local forest issues, help raise awareness of sustainability and work to support local communities, rural livelihoods and the environment.
 
In this occasional series, we highlight leaders who are or have been involved in the creation and operations of Model Forests around the world. All offer advice and key lessons learned from their Model Forest experiences.

 
Today, we catch up with Anna Maria Fjellström, President of the Vilhelmina Model Forest in Sweden.
 
IMFNS: Hi Anna Maria, thank you for speaking with us today. To start off, can you introduce yourself?
 
Anna Maria Fjellström: My name is Anna-Maria Fjellström and I'm from the Vilhelmina municipality in Sweden. I was introduced to the Model Forest concept when I went to the Prince Albert Model Forest in Canada. I was a group leader in a youth exchange program. Ever since then, I have been involved in Vilhelmina Model Forest projects.
 
IMFNS: Why do you feel the Model Forest is of value to you and the community?
 
AMF: I'm Sami and from a Sami community. I’m also a member of Vilhelmina North Reindeer herding community. The situation for reindeer herders in the area has changed over the years in the area where I live. There’s been increased competition for the land by other land users – like mining, forestry, etc. We need a platform to meet other stakeholders and land users so that we may engage in constructive dialogue over shared land use.
 
For us, sustainable use of the land is important for the way of living with the reindeer. The Model Forest approach motivates me because it’s a good way to have a landscape perspective on a big area.



IMFNS: Could you give an example of positive change that you and your community have experienced as a direct result of the Model Forest?
 
AMF: The idea that Model Forests bring people together is really important for us as indigenous people and to the Sami community. It also provides an opportunity to learn how other countries and other people have solved different problems.
 
As well, we use a large area for grazing the reindeer throughout the year. Now we have new reindeer husbandry planning tools – with GIS, with mapping – to share information, both inside the community and to other land users and that’s a good way to use in connection with other people. 
 
IMFNS: You have maintained a connection with the Prince Albert Model Forest, how has that been beneficial for you?
 
AMF: It feels like we have learned a lot about how they handle indigenous questions. One of the challenges for the future for us in the reindeer herding is climate change.  Since the reindeer are sensitive to changes in temperature – snow, wind… One of the things we had done is to visit other indigenous groups in the Prince Albert Model Forest. We’ve worked together on important projects concerning climate change and how it affects the people living in traditional areas. I think we have a lot of common interests and if we share experiences, but also look to the future together, I think we can continue to have interesting discussions and develop interesting projects together.
 
IMFN: Based on your experience so far with Model Forest, what advice would you give others about establishing a Model Forest?
 
AMS: If you have the chance, go out networking with other Model Forests to set what fits for you. Every Model Forest seems to be different, but we share common interests. Networking is the best way to learn about what has worked or didn’t work for other Model Forests. It helps shape your own decision making.
 
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Entretien avec Anna-Maria Fjellström

Présidente, Forêt modèle de Vilhelmina, Suède


Les responsables des forêts modèles sont des cadres de sociétés forestières, des représentants de gouvernements, des universitaires et des membres de communautés autochtones ou autres qui ont contribué de façon exceptionnelle à l’amélioration de nos forêts et de la vie des populations qui en sont tributaires. Ils se font les champions des questions forestières locales, aident à accroître la sensibilisation au développement durable et œuvrent pour soutenir les collectivités locales, pour assurer les moyens de subsistance en milieu rural et pour protéger l’environnement.
 
Dans cette publication hors-série, nous présentons des chefs de file qui participent ou ont participé à la création et à l’exploitation de forêts modèles dans le monde entier. Ces chefs de file ont tous des conseils à offrir et des leçons à partager, qui découlent de leurs expériences avec les forêts modèles.

 
Aujourd’hui, nous nous entretenons avec Anna‑Maria Fjellström, présidente de la Forêt modèle de Vilhelmina en Suède.
 
(SRIFM : Secrétariat du réseau international des forêts modèles; AMF : Anna-Maria Fjellström)
 
SRIFM : Bonjour Anna‑Maria, merci de nous accorder cet entretien aujourd’hui. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter?
 
AMF : Je m’appelle Anna-Maria Fjellström et je viens de la municipalité de Vilhelmina en Suède. C’est lors de ma visite de la Forêt modèle de Prince Albert, au Canada, que j’ai été initié au concept de la forêt modèle. J’étais chef de groupe inscrit à un programme d’échange jeunesse. Je m’implique depuis dans des projets qui se rapportent à la Forêt modèle de Vilhelmina.
 
SRIFM : Pourquoi, à votre avis, la Forêt modèle est-elle si importante pour vous et la communauté?
 
AMF : Je suis Sami et je viens d’une communauté sami. Je suis également membre de la communauté d’éleveurs de rennes du nord de Vilhelmina. Ces dernières années, la situation des éleveurs de rennes dans la région où je vis a changé. La concurrence pour les terres est de plus en plus forte avec les autres utilisateurs des terres tels que le secteur minier et le secteur forestier. Nous avons besoin d’une tribune pour rencontrer les autres parties intéressées et autres utilisateurs des terres afin d’engager un dialogue constructif sur l’utilisation partagée du territoire.
 
Pour nous, une utilisation durable des terres est essentielle au mode de vie des éleveurs de rennes. La forêt modèle est un concept qui m’inspire parce qu’elle permet d’adopter une vision paysagère sur un vaste territoire.


SRIFM : Pouvez-vous donner un exemple de changement positif apporté par la forêt modèle que vous et votre communauté avez connu?
 
AMF : L’idée que les forêts modèles rassemblent les gens est très importante pour nous en tant que peuples autochtones et pour la communauté Sami. C’est aussi une occasion de découvrir comment d’autres pays et d’autres populations ont résolu des problèmes différents.
 
De plus, nous utilisons de vastes territoires pour le pâturage des rennes durant toute l’année. Nous avons de nos jours des outils de planification de l’élevage de rennes – avec système d’information géographique (SIG) et cartes – afin de diffuser l’information au sein de la communauté et avec d’autres utilisateurs des terres; c’est une bonne façon d’établir un contact avec d’autres personnes. 
 
SRIFM : Vous entretenez des relations avec la Forêt modèle de Prince Albert. Qu’est-ce que cela vous apporte?

AMF : Je crois que nous en avons beaucoup appris sur la façon de traiter les questions autochtones. L’un des défis pour l’avenir pour notre communauté d’éleveurs de rennes est la lutte contre le changement climatique. Compte tenu que les rennes sont sensibles aux changements de température, par exemple en ce qui concerne la neige et le vent...Nous avons, entre autres, rendu visite à des groupes autochtones au sein de la Forêt modèle de Prince Albert. Nous avons collaboré à d’importants projets sur le changement climatique et sur son incidence sur le mode de vie traditionnel des gens qui vivent dans les régions concernées. Je crois que nous avons de nombreux intérêts communs et si nous mettons en commun nos expériences et que nous nous penchons ensemble sur l’avenir, nous pourrons continuer d’engager des dialogues intéressants et d’élaborer ensemble des projets d’intérêt.
 
SRIFM : En vous fondant sur l’expérience que vous avez acquise jusqu’ici avec la Forêt modèle, quel conseil donneriez-vous à d’autres qui veulent créer une forêt modèle?
 
AMF : Dans la mesure du possible, constituez des réseaux d’entraide avec d’autres forêts modèles afin de déterminer ce qui vous convient. Chaque forêt modèle est différente, mais nous avons tous des intérêts communs. C’est en établissant des liens avec d’autres forêts modèles que vous pourrez apprendre ce qui a marché ou n’a pas marché pour ces forêts. Vous pourrez ainsi prendre des décisions plus éclairées.
 
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Entrevista con Anna-Maria Fjellström

Presidenta del Bosque Modelo Vilhelmina, en Suecia


Los líderes de los Bosques Modelo son los ejecutivos de las empresas forestales, funcionarios de gobierno, académicos y miembros de la comunidad y de los pueblos indígenas que han realizado extraordinarias contribuciones a la mejora de los bosques y de las vidas de los individuos que dependen de ellos. Estos líderes promueven temas relacionados con los bosques locales, contribuyen a la toma de conciencia sobre sostenibilidad, y trabajan para brindar apoyo a las comunidades locales, los medios de vida rurales y el medio ambiente.
 
En esta serie ocasional, se destaca a los líderes que participan o han participado en la creación y en las operaciones de los Bosques Modelo de todo el mundo. Todos ellos brindan asesoramiento e imparten los conocimientos adquiridos por medio de sus experiencias en los Bosques Modelo
.
 
En esta ocasión, entrevistamos a Anna-Maria Fjellström, Presidenta del Bosque Modelo Vilhelmina, en Suecia.
 
SRIBM: Hola Anna-Maria, gracias por permitirnos entrevistarla. Para comenzar, ¿podría presentarse?
 
Anna-Maria Fjellström: Mi nombre es Anna-Maria Fjellström y vivo en el municipio de Vilhelmina, en Suecia. Mi primer contacto con el concepto de Bosque Modelo fue cuando visité el Bosque Modelo Prince Albert, en Canadá. Era líder de grupo en un programa de intercambio para jóvenes. Desde ese momento, comencé a participar en los proyectos del Bosque Modelo Vilhelmina.
 
SRIBM: ¿Cuándo se dio cuenta de que del valor del Bosque Modelo para usted y su comunidad?
 
AMF: Soy del pueblo sami y vivo en una comunidad sami. También soy miembro de la comunidad de cría de renos del norte de Vilhelmina. La situación de los criadores de renos de la zona en donde vivo se ha modificado con el tiempo. Hay mayor competencia por la tierra entre los criadores y otros usuarios, como empresas mineras, forestales, etc. Necesitamos un foro para reunirnos con otras partes interesadas y usuarios de la tierra para lograr un diálogo constructivo con respecto al uso de la tierra.
 
Para nosotros, el uso sostenible de la tierra es importante para la vida con los renos. El enfoque del Bosque Modelo me motiva porque es una buena manera de obtener una perspectiva a nivel del paisaje de esta vasta región.


SRIBM: ¿Podría darnos un ejemplo del cambio positivo que usted y su comunidad han experimentado directamente como resultado del Bosque Modelo?
 
AMF: La idea de que los Bosques Modelo reúnen a la gente es muy importante para nosotros como pueblo indígena y comunidad sami. Además, brinda una oportunidad de aprender cómo otros países y otros grupos de individuos han solucionados los distintos problemas.
 
Usamos una gran superficie de tierra para pastoreo en el año, y ahora tenemos herramientas de planificación de cría, como SIG y cartografía, para intercambiar información, tanto dentro de la comunidad como con otros usuarios. Es una excelente forma de mantenerse en contacto con los demás. 
 
SRIBM: Usted se mantuvo en contacto con el Bosque Modelo Prince Albert, ¿de qué manera la favoreció?
 
AMF: Hemos aprendido muchísimo sobre cómo solucionan ellos asuntos relacionados con los indígenas. Uno de nuestros desafíos para la cría de renos en el futuro es el cambio climático  porque los renos son sensibles a los cambios de temperatura (nieve, viento, etc.). Una de las cosas que hicimos fue visitar a otros grupos indígenas en el Bosque Modelo Prince Albert. Trabajamos juntos en importantes proyectos sobre cambio climático y cómo afecta a los habitantes de las zonas tradicionales. Creo que tenemos muchos intereses comunes y, si compartimos experiencias, pero también miramos hacia el futuro, podemos continuar participando en debates interesantes y desarrollando importantes proyectos juntos.
 
SRIBM: Según su experiencia con los Bosques Modelo hasta la fecha, ¿qué consejo le daría a otros grupos interesados en establecer un Bosque Modelo?
 
AMF: Si tienen la oportunidad de hacerlo, creo que establecer redes de contacto con otros Bosques Modelo es importante para ver cuál es lo que le conviene más a ese grupo. Cada Bosque Modelo es diferente, aunque todos tenemos intereses comunes. Crear redes de contacto es la mejor manera de aprender qué funcionó y qué no funcionó para otros Bosques Modelo. Ayuda a orientar la toma de decisiones.
 
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