Compte rendu des ateliers d'échanges pluridisciplinaires du 2e semestre 2014
Newsletter RéuCARE: compte rendu ateliers d'échanges pluridisciplinaires du 2e semestre 2014
Les 20 septembre, 11 octobre et 29 novembre 2014, RéuCARE organisait des ateliers d'échanges de pratiques réunissant des professionnels de santé de disciplines variées. 
 
Ces ateliers ont pour but de permettre aux professionnels de se rencontrer, d’échanger sur leurs pratiques professionnelles concernant les personnes atteintes de maladie rénale chronique (constats, réussites et difficultés) et de produire des recommandations autour des thèmes abordés.  Pour chaque thème, un expert anime les échanges et témoigne de son expérience.
 
Dans le but d'améliorer les pratiques, les participants ont souhaité diffuser certaines recommandations et éléments importants qui sont ressortis des ateliers.  Nous les présentons ici. 
 

TOXICITÉ RÉNALE DES MÉDICAMENTS

Éléments qui ressortent des ateliers d’échanges:

  • Chez le patient à risque, il convient d’être vigilant pour préserver les reins lors de toute prescription médicamenteuse et en particulier à propos des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), même en pommade.  Cette surveillance doit être renforcée chez les personnes âgées et fragiles. Penser également à mettre en garde vos patients d’une possible toxicité en cas d’automédication. Aussi, l’hydratation (idéalement eau de Vichy car plus alcaline) favorise la dilution des principes actifs et constitue une mesure simple pour prévenir la néphrotoxicité liée aux médicaments.
  • Si le patient présente un tableau de déshydratation, de diarrhée ou de fièvre : arrêter ou réajuster le traitement médicamenteux concernant les diurétiques, AINS, IEC, ARA II, Ciclosporine, etc.
  • Remplacer le Préviscan par un autre AVK chez tous les patients pour éviter la néphrotoxicité.
  • Surveiller la créatininémie au 3e jour après une coronarographie, car il y a un risque d’atteinte rénale par les produits de contraste utilisés pour l’examen.
Pour en savoir plus…
Présentation du Dr AH. REBOUX, Néphrologue (20 sept)
Présentation du Dr S. VEILLON, Néphrologue (11 oct)
Présentation du Dr B. BOURGEON, Néphrologue (29 nov)

Consulter le site GPR®  (Guide de prescription & rein)  animé par des pharmacologues du CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui fournit une aide précieuse à la prescription médicale néphroprotectrice: http://www.sitegpr.com/ (Cotisation d’accès : 35€ / an)

 

PRISE EN CHARGE DE L'HYPERTENSION RÉFRACTAIRE

Éléments qui ressortent des ateliers d’échanges:
  • La prescription anti-hypertensive doit permettre d’obtenir un résultat dans les 6 mois (baisse de l’HTA). Après ce délai et sans résultat probant, considérer qu’il s’agit d’un échec thérapeutique (notion de « réfractaire »), il faut alors revoir le traitement et/ou rechercher les obstacles (sous-dosage, défaut d’observance, autre). En revanche, il n’y a pas d’urgence à obtenir une diminution de l’HTA car le risque est à long terme. 
  • Afin d’améliorer l’observance du traitement anti-hypertensif et les mesures hygiéno-diététiques : « revoir la relation médecin-patient » et demander la participation d’autres intervenants auprès du patient (pharmacien, infirmier, éducateur thérapeutique, etc.).
  • En suivi préventif chez tout patient malade rénal chronique : faire un contrôle tensionnel une fois par mois car ces patients sont particulièrement exposés à l’HTA. 
  • Si le patient est d’accord et maitrise la technique d’automesure tensionnelle (« règle des 3 », etc.) : la  promouvoir pour éviter « l’effet blouse blanche » assez fréquent et qui peut fausser le diagnostic et le suivi. Cette automesure ne doit pas être source de stress ou d’obsession chez le patient.
  • Le ionogramme urinaire des 24h reste utile pour vérifier la quantité de sel consommé sur une journée.
  •  Il convient de penser à dépister le syndrome d’apnée du sommeil, car celui-ci peut être une cause d’aggravation de l’HTA.
Pour en savoir plus…
Présentation du Dr AH. REBOUX, Néphrologue (20 sept, 11 oct et 29 nov)
 

PRISE EN CHARGE DES PATIENTS DIABÉTIQUES AVEC COMPLICATION RÉNALE ET VISUELLE

Éléments qui ressortent des ateliers d’échanges:
  • On parle de « basse vision » quand l’évaluation est inférieure à 4 dixièmes et qu’il y a une altération du champ visuel. La réduction du champ visuel est très pénalisante, c’est pourquoi celui-ci est plus important que l’acuité visuelle pour évaluer les diverses répercussions fonctionnelles de l’atteinte qui nécessiteront de réorganiser l’environnement et le quotidien du patient malvoyant. Le Centre HORUS, situé au Port, est unique sur l’île et apporte l’aide nécessaire dans la prise en charge adaptée pour les patients concernés (voir présentation et coordonnées jointes).
  • La notion de « cécité légale » correspond à une acuité visuelle inférieure à un vingtième.
  • Dans le cas de la rétinopathie diabétique, la photocoagulation au laser sert à détruire les zones ischémiques et les néovaisseaux de la rétine dont la prolifération peut entraîner une perte totale et irréversible de la vision.
  • La déficience visuelle n’est généralement pas « apparente » : les professionnels de santé doivent penser à questionner les patients diabétiques à ce propos afin d’en tenir compte dans la prise en charge.
Pour en savoir plus…
Présentation du Dr F. RAHMANI et al, Ophtalmologue et HORUS (11 oct et 29 nov)
 

Zoom du mois :

Les supports de présentation des ateliers d'échanges pluridisciplinaires organisés par RéuCARE sont archivées sur le site internet du réseau.  Pour y accéder CLIQUEZ ICI

Le programmation des ateliers d'échanges du 1er semestre 2015 est désormais accessible sur notre site internet.  Pour vous inscrire CLIQUEZ ICI
 
Copyright © 2015 RéuCARE, Tous droits réservés

Email Marketing Powered by Mailchimp