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Publie.net : septembre, numérique et papier
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Ami(e)s lecteurs et lectrices, auteurs et soutiens,


Alors que l'été touchait à sa fin, nous avons tous été témoins de ces grandes manœuvres, lisant et écoutant à longueur de journée chroniqueurs et agitateurs de réseaux gazouillants, chacun y allant de son instant promotionnel jusqu’à noyer les fils d’actualité ! Je parle bien évidemment de la rentrée littéraire, THE évènement dont il semblerait, à écouter les médias, que nous attendions tous la venue plus encore que les cadeaux sous le sapin, nous saisissant avec empressement, pour ne pas dire avec frénésie, des 607 titres prévus (et retenus) à paraître entre la mi-août et fin octobre.
On nous présente la chose comme une grand-messe, l’immanquable cérémonial commercial annuel, mais au final, tout ceci ne ressemble-t-il pas plus à du tir au pigeon, laissant les éditeurs parader tels de vils snipers prêts à tout pour nous refourguer leur came avant les fêtes (et d’en revenir aux fameux cadeaux sous le sapin) ?
Ce serait oublier ces hommes et ces femmes qui, continuellement, travaillent en coulisse pour nous faire découvrir de fabuleux textes, de ceux qui nous marquent durablement. Cette rentrée n’est au mieux qu’une parade de chroniqueurs, chacun cherchant à marquer son territoire de nouveau promu, mais pas si mal ficelée que cela puisqu’en définitive, elle parvient à ce qu’un peu de littérature prenne le pas sur un énième soubresaut politique et autre facétie médiatique.

À tort ou à raison, ne boudons pas notre plaisir de découvrir, au détour d’un article, une surprise issue de l’un des 607. En cette période où talk-shows abrutissants, news people et Facebookage envahissent toujours plus insidieusement notre quotidien, la découverte n’en sera que meilleure.

 

Chez publie.net, et malgré un été marqué par un accident de moto qui m’aura tenu éloigné de longues semaines, nous restons sur nos fondamentaux et cette littérature qui se vit autant qu’elle s’écrit, cette parole que jamais nous ne cesserons de porter et de défendre.

L’automne ne fait pas exception, avec au programme du polar, du contemporain, celui qui claque, qui remue du dedans et une perle de poésie urbaine comme rarement il me fut donné d’en lire. Chez publie.net comme ailleurs, nous sommes avant tout des lecteurs. Un texte doit nous toucher, et une voix, nous faire vibrer. 
C’est cette passion que nous vous transmettons quotidiennement. Nous ne sommes peut-être pas visibles au milieu des 607, mais nous possédons quelque chose de rare : vous ! Chacun d’entre vous est le premier prescripteur de ses lectures et coups de cœur, au même titre que nos presque 330 auteurs sont — et de loin — les meilleurs ambassadeurs de leurs textes et de publie.net. Cette prescription ne s’arrête pas à un événement précis ou quelconque rentrée littéraire. Il est continu et progressif, œuvre de chaque instant.

À tous, nous ne cesserons jamais de vous le dire : merci. 
Merci d’être là !
Merci de nous lire, de nous soutenir.
Merci de prouver au travers de vos abonnements qu’un texte n’a pas nécessité d’être commercial pour exister, que d’autres solutions permettent de faire vibrer ces voix. Des choix que nous continuons à porter et à défendre, notamment auprès des collectivités.

Quant à vous, chers libraires, le cru automnal ne vous oublie pas ! Une dizaine de parutions papier sont programmées avec, pour ne citer qu’eux, le tome 2 de la Saga de Mô, une nouvelle traduction de Virginia Woolf par l’excellent Jean-Yves Cotté ou le premier titre de la collection Théâtre, en collaboration avec le Théâtre du Rond-Point, collection qui nous tient particulièrement à cœur. Merci à Daniel Cabanis et Jean-Daniel Magnin pour leur confiance, nous sommes fiers de leur présence à nos côtés.
Comme toujours, la liste mise à jour des prochaines parutions papier et numérique est disponible à cette adresse : http://www.publie.net/prochainement/

Au nom de l’équipe au complet, bonne rentrée à tous et à toutes !
Rendez-vous en octobre avec quelques surprises. D’ici là, lisez, partagez, vivez.

 

Littérairement vôtre,

— Gwen Catalá

C'est, de Michel Brosseau, en écho à C'était, de Joachim Séné. Le quotidien du métier d'enseignant en brèves.

c’est devoir se souvenir de prénoms, et le mal qu’on a à force, à mémoriser tous ces visages, associer à chacun une série de syllabes,
c’est résister à l’envie de réduire les élèves à des séries, des types,
c’est, entre deux heures de cours, trouver une salle isolée, un poste connecté au web, et écrire un peu, avoir le sentiment de sauver la journée, de ne plus se réduire à la nécessité du travail,


L’écriture de la série s’est effectuée après lecture du C’était, de Joachim Séné, paru initialement pendant un an sur le blog d’écriture collaborative Le convoi des glossolales, puis repris sous forme d’ouvrage papier aux éditions publie.net. Reprise de la même contrainte formelle, une série d’observations démarrant par une même formule, et concernant le travail, publiées au fil des semaines sur mon site, sans périodicité définie. Le chantier s’est poursuivi pendant presque deux années scolaires, alimenté de réflexions désordonnées et d’images qui se proposaient sur le quotidien du métier d’enseignant. La transcription d’une expérience, d’un vécu au travail.

— Michel Brosseau
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Publie.noir : Dance into the Cloud ou la guerre des données, Jägere Thomasson enquête ! 

Aujourd’hui, la multinationale et superpuissante Argos étend ses ramifications jusque dans la vie privée des citoyens sans être inquiétée le moins du monde. Grâce à son célèbre Cloud, elle est la grande prêtresse de la guerre des données. Mais peut-on accepter qu’une entreprise privée s’arroge tous les pouvoirs et domine le monde ? Car il s’agit bien de cela, en vérité… Dominer. Jägere Thomasson, la quarantaine bien tassée, vieux briscard journaliste et solitaire, mène l’enquête avec son fidèle acolyte, le policier Dave Volpe. Bars insolites — superbe scène au coeur des nuits d’amours transgenres —, interviews, immersion dans le quotidien d’un journaliste chevronné, manipulations… Le danger rôde dans cesse et Thomasson se sait surveillé de très près… Argos peut-elle toujours gagner ?
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Poésie urbaine : exploration de la ville avec Virginie Gautier dans la collection L'Inadvertance dirigée par François Rannou

Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, de Virginie Gautier, est le long poème d'une ville traversée qui serait toutes les villes ensemble : métamorphoses d'un monde flottant dont il s'agit de repérer les traces d'ombres. Que le tunnel dont il est question dans le livre soit celui du métro, celui qu'empruntent les « clandestins » pour traverser la Manche, ou la grotte dans laquelle nos « ancêtres » ont dessiné leurs premiers repères, il est surtout le lieu de confluences entre le dessous et le dessus de toute ville. Entre les mémoires accumulées, inscrites, gravées, recouvertes, effacées presque, disparues, retrouvées et l'élan vers ailleurs, vers autre chose à venir qui doit se délester du passé. Lieu mouvant où les déplacements créent une identité toujours fuyante. « On dit je suis d'ici. On est d'un autre temps, qui échappe. Autant dire d'ailleurs, autant dire de plus jamais. » Avec ce titre, se poursuit une nouvelle série de la collection L'Inadvertance, déjà amorcée par Ma mère est lamentable de Julien Boutonnier. Chaque ouvrage comprend un texte, des images fixes, des fichiers sonores et des vidéos courtes ainsi que des liens.
Deux versions disponibles : l'une enrichie, et l'autre interopérable qui comporte des liens vers les morceaux audio et vidéo hébergés sur notre site.
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Au canal, de Marie-Laure Hurault & Frédéric Khodja dans la collection Portfolios dirigée par Arnaud Maïsetti & Jérémy Liron

Découvrez le nouveau site compagnon de la collection Portfolios, et surtout la nouvelle parution de la rentrée : Au canal… 

Pour lire en ligne et découvrir un extrait, c'est ici !

J’ai tué cet homme. Je l’ai poussé au fond du canal et le même jour, à quelques instants d’intervalle, à quelques mètres de là, je me suis arrêtée. Suffocations, tremblements en rafales, abaissement anormal des pulsations cardiaques, je crois que mon cœur a lâché. Si c’était à refaire, s’il était possible de recommencer, sans rien changer, à mains nues, je le pousserais de nouveau au fond du canal. Parcourus de frissons, agités par le souvenir, mes doigts hésiteraient peut-être, mais à coup sûr ils ne se trahiraient pas.
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À VENIR…


CO-ÉDITION > Du théâtre et pas n'importe lequel !
Naissance de la collaboration entre le Théâtre du Rond-Point et Publie.net dans une collection de théâtre dirigée par Jean-Daniel Magnin (auteur également chez Publie.net du Jeu continue après ta mort et traducteur des Bacchantes, ni plus ni moins que le directeur littéraire du Rond-Point) avec la parution de 36 nulles de salon, de Daniel Cabanis. Après Bouvard et Pécuchet et les diablogueurs de Dubillard, il manquait Mario et Mario, les rois du match ex aequo : trente-six dialogues calibrés pour se terminer en « nulles de salon », comme on dit aux échecs lorsqu’aucun adversaire ne veut prendre le pas sur l’autre. — LE 10 OCTOBRE EN PAPIER+EPUB

CLASSIQUE > Un texte fondateur d'Albert Londres préfacé par Michèle Kahn
— LE 16 OCTOBRE EN NUMÉRIQUE

NOUVELLES TRADUCTIONS CLASSIQUES > Jean-Yves Cotté continue sur sa lancée !

Il nous a régalés de sa traduction de Woolf avec Une pièce à soi, et voilà qu'il recommence avec Trois guinées. Mais laissons Guillaume Vissac en parler mieux que nous, puisqu'il a participé au travail éditorial — travail d'équipe, grand merci également à Jean-Yves Fick. Extrait de la quatrième de couverture : Construit à l'origine comme un roman-essai incluant le texte de fiction qui deviendra plus tard Les années, Trois guinées est une démonstration brillante qui, sous prétexte de répondre à une question liminaire, « que faire pour prévenir la guerre ? », nous éclaire sur notre propre condition. Nous sommes alors dans le tumulte d'une nouvelle guerre à venir, dans l'antichambre de nouveaux cataclysmes, et Virginia Woolf choisit de mettre en scène sa propre réflexion comme une réponse à une lettre qui lui est soumise. C'est un texte à la portée universelle qui nous est adressé, publié bien en amont de nos parcours actuels mais dont les enjeux demeurent au centre de ce que l'on appelle aujourd'hui les études de genre. Virginia Woolf, qui invoque dans sa réflexion des figures littéraires importantes comme Emily Brontë, H.G. Wells ou Sophocle, nous renvoie à un monde encore aujourd'hui en partie rattaché au nôtre où s'exprime un dilemme majeur : celui des femmes piégées entre un patriarcat qui les étouffe et le modèle capitaliste censé pouvoir les en affranchir. — LE 23 OCTOBRE EN PAPIER+EPUB

 

REVUE DE PRESSE

Une ville-zone dans l'Homme est le fluide : la littérature enrichie (ebook) sur Actualitté

Mahigan Lepage lit Ma mère est lamentable, de Julien Boutonnier

Couturière, de Martine Sonnet : « Oui, quand j’y repense, j’en ai habillé des événements dans les vies de mes clientes ! »

La Saga de Mô, une plongée dans la couleur du Midi

Nous sommes des tumbleweeds ballotés dans les mots de Virginie Gautier, une chronique de Sylvain Damy
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