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Publie.net : nouvelles de septembre
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Chers amis,

Il faut pas m'en vouloir, mais j'ai eu envie de détourner cette newsletter pour parler d'autre chose. Laisser la promo de côté et écrire quelque chose. C'était mieux que parler, écrire. Je voulais écrire quelque chose à propos du mouvement. Ce que c'est, pour nous qui sommes embarqués dans cette aventure (la littérature, l'édition, le partage de nos voix et de nos écritures), qu'aller vers d'autres formes, ouvrir d'autres horizons… Est-ce encore de la promo ? Cette idée de mouvement, elle est partout. Par exemple, depuis que j'ai officiellement pris mes fonctions au début de ce mois, je ne me déplace plus sous la terre, le corps statique, enfermé dans une rame de métro, comme je l'avais toujours fait jusqu'alors. Je roule la ville à la surface, à vélo, et c'est une toute autre géographie que je touche. J'aimerais être là, m'arrêter le long d'un trottoir et passer la porte d'une librairie au hasard et voir du Publie.net sur les tables, juste en passant. On ne va pas se mentir, nous n'y sommes pas encore. On y travaille. Dans ce y, il y a : œuvrer pour une meilleure disponibilité de nos livres papier, établir de nouveaux partenariats avec les libraires et les bibliothèques, organiser des évènements, des rencontres, des lectures avec eux. Ce qui n'était pas forcément possible du temps de la coopérative d'auteurs doit désormais le devenir.

Je voulais écrire quelque chose sur le mouvement, les frontières. La présence ou l'absence de frontières. Nous n'étions pas toujours d'accord, avec Mahigan Lepage (lire absolument ses Fuites mineures parues l'an dernier chez Mémoire d'encrier, un élan, un appel d'air, tout est en mouvement là-dedans), lors de la réorganisation des collections, notamment sur le fait de fixer des frontières. Le lancement de la collection, "La Machine Ronde" qu'il va, sans mauvais jeu de mot, chapeauter, vient (aussi) de là. "Lever la frontière", écrit-il dans sa présentation : Soleil gasoil, un magnifique recueil de Sébastien Ménard, sera là dans les prochaines semaines pour l'incarner. Le mouvement, les frontières, il en est terriblement question aujourd'hui sur tous nos fils d'actu et dans tous les écrans qui nous marchent dessus au quotidien, ça n'échappe à personne. Je voulais écrire quelque chose sur, entre autres, Navigations, sur Poreuse, sur Quand les mots du récit... J'imagine que le mieux, c'est d'encore de les lire eux, pas d'arpenter autour.

Marcello Vitali-Rosati et ses Navigations

Poreuse l'écriture : Juliette Mézenc par Marie Cosnay. Marie Cosnay sera également en lecture-rencontre à la librairie Charybde le 18 septembre à 19h30. En savoir plus.

Je voulais écrire quelque chose sur le mouvement, les images, le tumulte quand il se penche sur nous (et il se penche souvent). Nous sortons Laques ce vendredi, un récit magnifique de Gabriel Franck amputé de certaines de ses pages. Le texte a été écrit et composé ainsi, dans le tumulte, une page sur deux manquante, on peut le lire dans tous les sens : un récit de l'aléatoire dans la lignée des Malchanceux ou de Composition n°1. Tout est mouvement : les corps avec les corps et le corps de la ville, théâtre tatoué du récit, tout en buée fugace, tout en fugue, en cubisme. Quant à la Saga de Mô, elle atteint désormais son troisième épisode et nous emporte ni plus ni moins qu'en plein enfer de Dante : L'étang d'encre est paru cette semaine et attend qu'on s'y plonge.

Je voulais parler du mouvement, je voulais, autant que faire se peut, tourner le dos à la promo, je voulais lirécrire quelque chose le plus sincèrement possible (je ne sais pas si j'y suis parvenu). Je ferai mieux la prochaine fois.

D'ici-là, ne pas vous souhaiter une bonne rentrée, non : ne rentrez pas, partez, lisez, liez le web aux livres (et pas seulement les nôtres), aidez-nous à rester, le plus longtemps possible, oui, en mouvement,

Guillaume Vissac

LE 18 SEPTEMBRE : LAQUES, DE GABRIEL FRANCK


Récit non-linéaire
En savoir plus >

LA MACHINE RONDE : VOYAGES & PAYSAGES


Une collection dirigée par Mahigan Lepage
Découvrir la collection >

LE 2 OCTOBRE : DEDANS DEHORS, d'ARNAUD RYKNER


Dans la collection THTR
Une pièce tendue dans la parole : des personnages (des voix plutôt, des corps pris dans le drame de la langue) disent en leur solitude un mot après l’autre le théâtre d’un franchissement. Passer du dedans au dehors nomme ce geste d'écrire et de parler, désigne le théâtre comme ce mouvement même, radical et physique. Passage de seuil : du silence au vacarme, de l’intériorité vers le monde posé de l’autre côté de la scène ou de la page, du passé à l’imminence de sa déchirure à venir, de la haine à l’amour comme il est impossible de le dire, de l'homme à la femme, et de l'enfant au cadavre, du corps de l'acteur à l'acteur de sa voix. Et en tout, un théâtre qui travaille à l’os du langage : briser les convenances pour en arracher la présence et nous la donner.

Arnaud Maïsetti
La page du livre >

LE 14 OCTOBRE : PARUTION DE DEUX TITRES BILINGUES FRANÇAIS / ANGLAIS


En papier et en numérique
  • « Voici LA BALLADE DU VIEUX MARIN telle que l’a écrite Samuel Taylor Coleridge. Elle raconte l’histoire étrange d’un navire, d’un équipage et d’un marin qui s’est passée dans les mers froides du Sud et chaudes du Pacifique. Une histoire que chacun entendra à sa façon et qui commence sur un chemin où trois jeunes gens s’en vont à la noce. » Traduction Patrick Calais. Postface de Michel Volkovitch.
  • Un ancien capitaine au cabotage, Hagberd, attend « pour demain » le retour de son fils... Ayant eu vent, quelques années plus tôt, que celui-ci aurait été vu dans le petit port de Colebrook, il vient s’y installer, persuadé qu’il pourra ainsi le retrouver. Marginal, il n’a de contact avec personne d’autre que Bessie, sa jeune voisine. Pour demain, de son titre original, paraît en 1902 dans le PALL MALL MAGAZINE, puis dans le recueil de nouvellesTyphon et autres récits. Dans cette nouvelle traduction, (re)découvrez cet artiste du regard, écrivain majeur qui passa vingt années de sa vie à scruter les vagues, écueils et vents, et qui, jusqu’à la fin, ne cessa de clamer sa "méditerranéité" face à l’immobilisme qu’apporte la sédentarité. Arpenter ce Demain, et se dire qu’en d’autres temps, cela aurait pu être du Loti... Traduction Jean-Yves Cotté.

ET POUR FINIR…

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