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Communiqué

Pour diffusion immédiate


Déclaration du RÉFO face au rapport de l'Ombudsman de l'Ontario sur la situation à Laurentian University

 

 

Ottawa, le 31 mars 2022 –  Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) a pris connaissance aujourd'hui des constats et recommandations du rapport de l'Ombudsman de l'Ontario et de sa commissaire aux services en français, Mme Kelly Burke, sur la situation à Laurentian University. Bien que le RÉFO accueille favorablement les recommandations de la commissaire, nous tenons à rappeler l'ampleur et la gravité de la situation actuelle, tant au niveau de Laurentian University que de la situation du postsecondaire en Ontario français.

Alors que le rapport de la commissaire indique clairement que les actions posées par Laurentian University constituent une violation de leur désignation en vertu de la Loi sur les services en français, il indique également que les ministères des Affaires francophones et des Collèges et Universités ont tardés à intervenir afin de s'assurer que l'institution réponde à ses obligations linguistiques. Le rapport dénote aussi toute la problématique entourant le manque de clarté au niveau de la nomenclature entourant la désignation sous la LSF, ce qui ouvre la porte à des interprétations étroites des obligations des institutions désignées, telle que celle adoptée par Laurentian University pour justifier son sabrage dans les programmes et services aux étudiant.e.s francophones.

De plus, le rapport fait état du manque de mécanismes, au sein tant de l'institution que des ministères concernés, pour évaluer les impacts directs et indirects de l'abolition des programmes en français. Le rapport met également en lumière le fait que Laurentian University n'a jamais fourni les rapports de conformités qui lui étaient exigés par la loi, en plus de fournir un élément d'entrevue avec une fonctionnaire du ministère des Collèges et Universités où celui-ci aurait qualifié lesdits rapports de "fardeau administratif".

"C'est une situation scandaleuse", de décrier Ephrem Porou, président du RÉFO. "Ce que ce rapport vient nous confirmer, c'est d'abord et avant tout que Laurentian University ment à la communauté depuis des mois. En avançant à qui veut l'entendre que seuls 10 à 15% des étudiant.e.s ont été touché.e.s par leurs coupes, l'institution avance un chiffre qui n'est appuyé d'aucune preuve, ou d'aucun mécanisme d'évaluation. C'est également en contradiction complète avec les témoignages et la réalité que l'on recueille sur le terrain. En fait, depuis le début de cette crise, l'Université ne fait preuve d'aucune transparence, et demande à la communauté une confiance aveugle alors que, peu à peu, les faits sont étalés aux grands jours et contredisent leurs déclarations. Cette institution n'est, et ce depuis longtemps, plus à la hauteur de nos attentes et de nos besoins, et il est temps de tourner la page. Il est temps que le gouvernement écoute la communauté, et appuie une Université de Sudbury forte par, pour, et avec notre communauté.".

"Le second enjeu de ce rapport, c'est que nous constatons maintenant qu'il existe très peu de mécanismes d'évaluation des obligations des nos institutions universitaires en vertu de la Loi sur les services en français, et que ceux-ci ne sont pas toujours appliqués avec diligence, ou même pris au sérieux. Ainsi, qu'est-ce qui nous dit que les autres institutions remplissent adéquatement leurs obligations légales et morales envers notre communauté francophone? Est-ce que les autres institutions bilingues font elles aussi preuve de laxisme dans leurs réponses aux exigences de leurs désignations? Combien d'étudiant.e.s devront encore être pénalisé.e.s, et combien de reculs devra subir notre communauté, avant que l'on voit de vrais changements? C'est aussi ça, la question, aujourd'hui", de continuer M. Porou.

Au terme des conclusions de ce rapport, le Regroupement étudiant franco-ontarien ne peut que supporter les recommandations du rapport de Mme. Burke, et demander qu'une attention particulière soit portée aux recommandations 7, 8, 10, et 11, puisque celles-ci ont un impact sur plusieurs institutions d'enseignement. le RÉFO exhorte également le gouvernement d'agir dans les plus brefs délais pour désamorcer cette crise et limiter ses impacts sur notre communauté en finançant l'Université de Sudbury et en transférant les programmes de langue française sous le giron de Laurentian University vers l'Université de Sudbury.

Pour prendre connaissance du rapport Renforcer la désignation: Un travail collaboratif de la commissaire aux services en français de l'Ombudsman de l'Ontario : https://fr.scribd.com/document/567449596/Renforcer-la-designation-un-travail-collaboratif#from_embed

 

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Le RÉFO regroupe les 30 000 étudiant.e.s de l’Ontario français qui étudient dans une des 11 institutions postsecondaires de la francophonie ontarienne et qui se mobilisent envers la réalisation d’objectifs communs. Sa mission est de défendre le droit des étudiant.e.s de l’Ontario français d’étudier en français dans le programme et la région de leur choix dans un contexte où elles et ils gèrent les leviers de leur éducation, afin qu’ils et elles puissent s’épanouir dans l’ensemble de la communauté franco-ontarienne et puissent y contribuer.


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