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Communiqué

Pour diffusion immédiate


Le RÉFO réagit aux récents développements dans le secteur postsecondaire

 

Ottawa, le 02 février 2021 - Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) a pris connaissance des annonces récentes en lien avec le nombre d’inscriptions à l’Université de l’Ontario français (UOF) et la démission de son premier recteur, ainsi que de l’annonce faite hier par le Ministre Romano concernant la nomination d’un conseiller spécial en soutien à l’Université Laurentienne, qui s’est récemment mise sous la protection de ses créanciers.
 
Bien que nous comprenions les inquiétudes des parties prenantes et de la population concernant l’Université de l’Ontario français (UOF) - une institution pour laquelle notre communauté a travaillé d’arrache-pied durant plusieurs années - nous comprenons également le contexte particulier dans lequel cette université a eu à ouvrir ses portes. La situation socio-sanitaire liée à la pandémie mondiale a fait en sorte d’accentuer les enjeux de recrutements déjà présents dans le monde universitaire, et de rendre la mobilité étudiante plus complexe qu’auparavant. De plus, nous sommes conscients du fait que, puisque les nouveaux programmes de l’UOF n’ont été approuvés par le Ministre des Collèges et Universités qu’en octobre 2020, celle-ci disposait d’une très mince marge de manœuvre et de temps pour effectuer la promotion des nouveaux programmes, et le recrutement de sa première cohorte. De plus, nous notons que, bien que les quatre premiers programmes de l’UOF ont été approuvés par le Ministre, d’autres programmes supplémentaires sont en cours d’évaluation, et que l’offre de cours de l’Université de l’Ontario français se développera significativement au cours des prochains mois.
 
Ainsi, il est difficile de se baser sur le nombre d’étudiants de la première cohorte afin d’évaluer la viabilité et l’engouement pour l’Université de l’Ontario français. Alors que plusieurs études et consultations, dont les états généraux sur le postsecondaire en Ontario français, démontrent le besoin pour une institution gérée par et pour la communauté francophone, nous sommes convaincus que toutes les conditions sont présentes pour assurer la réussite de cette institution. Toutefois, il sera à notre avis crucial que l’Université de l’Ontario français reste attentive et ouverte aux besoins réels des étudiantes et étudiants afin de pouvoir bonifier son offre et assurer sa compétitivité; en ce sens, nous réitérons notre appui à cette institution et continuerons de travailler en étroite collaboration avec l’équipe de l’UOF afin de s’assurer qu’elle reste pertinente et axée sur les besoins de nos communautés.
 
Nous demandons donc à la communauté et aux décideurs politiques de prendre en considération les nombreux éléments qui ont pu retarder le recrutement de l’UOF, et de mettre en perspective le nombre de demandes d’admission reçues face à d’autres institutions postsecondaires qui se sont établies dans la région. Plus que tout, nous désirons permettre à l’UOF de prendre le temps de mettre en place une réelle stratégie de recrutement afin de répondre aux objectifs de son plan de lancement, qui s’échelonne sur 5 ans. Nous invitons également les décideurs politiques, et le Ministre Romano, à réfléchir aux moyens qui peuvent être entrepris afin de soutenir l’UOF dans son développement, et de réfléchir à la pertinence de la contrainte actuelle de cette institution, qui ne peut présenter des programmes et grades déjà offerts en français dans une autre institution de l’Ontario. Nous croyons qu’une telle contrainte limite grandement le potentiel de développement et de compétitivité de toute institution postsecondaire, et qu’elle va à l’encontre de l’intérêt de la communauté et des gouvernements provincial et fédéral ayant investi temps et argent dans ce projet.
 
Finalement, nous suivrons avec grande attention les développements dans le dossier de l’Université Laurentienne. Nous saluons la décision du Ministre Romano de nommer un conseiller spécial en appui à l’Université, et comprenons le besoin pour le Ministère des Collèges et Universités d’évaluer la situation financière des institutions postsecondaires en Ontario. Toutefois, nous réitérons l’importance particulière qui doit être accordée aux institutions francophones et bilingues dans cet exercice, et nous ne pouvons insister assez sur le fait que l’évaluation des programmes francophones doit être faite en gardant en tête la particularité de leur environnement. Nous serions également inquiets des répercussions sociales et économiques que pourraient engendrer la fermeture potentielle de certains programmes et/ou la réduction de l’offre de cours en français à l’Université Laurentienne, et invitons toute la communauté universitaire à réfléchir aux avenues qui peuvent être prises afin d’assurer que le retour à l’équilibre financier pour l’Université Laurentienne ne vienne pas impacter l’offre aux étudiantes et étudiants francophones.

 

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Le RÉFO regroupe les 22 000 étudiant.e.s de l’Ontario français qui étudient dans une des 11 institutions postsecondaires de la francophonie ontarienne et qui se mobilisent envers la réalisation d’objectifs communs. Sa mission est de défendre le droit des étudiant.e.s de l’Ontario français d’étudier en français dans le programme et la région de leur choix dans un contexte où elles et ils gèrent les leviers de leur éducation, afin qu’ils et elles puissent s’épanouir dans l’ensemble de la communauté franco-ontarienne et puissent y contribuer.


Contact média : 
François Hastir
Directeur général
Tél. : 613-857-1333
dg@refo.ca 

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